A partir de ce vendredi, et jusqu’au 10 avril, c’est la semaine nationale du «compostage de proximité». Cette expression ne vous dit rien ? Pas de panique on vous explique.

Un peu partout en France, des citoyens ont décidé de donner une autre vie à leurs déchets organiques, c’est-à-dire les déchets qui se décomposent naturellement (épluchures, restes de repas, déchets de jardin, etc…). Ils en font du compost. Une pratique ancestrale, qui n’est plus réservée aux heureux propriétaires de maisons avec jardin.

  • C’est quoi un compost ?

Un compost est une installation qui permet de transformer des déchets organiques en terreau. Le compostage consiste à mélanger des matières carbonées  (feuilles, du foin, coquilles d’œuf, marc de café….) avec des matières azotées (épluchures de fruits ou légumes, mauvaises herbes ou encore sachet de tisane), dans un bac prévu à cet effet, souvent protégé de la pluie. Cela aide les micro-organismes présents dans le sol (bactéries, champignons, acariens, vers…) à faire leur travail de décomposition.

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  • Quel intérêt ?

Offrir une seconde vie aux déchets organiques permet d’éviter leur traitement par la collectivité et d’économiser des coûts de transport, tri, mise en décharge ou incinération. Dans un foyer, les déchets organiques représentent environ 1/3 des éléments mis à la poubelle. Une quantité non-négligeable. De plus, le compost obtenu est une solution 100% naturelle qui peut être utilisée dans les jardinières et les plantes, permettant d’économiser l’achat d’engrais. Enfin, en pratiquant le compostage collectif, en bas de son immeuble ou dans son quartier, on participe à une activité collective et conviviale avec ses voisins, et on remet un peu de nature en ville.

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  • C’est quoi le compostage partagé ?

Composter c’est bien, mais lorsqu’on vit en appartement, difficile d’envisager une installation chez soi… C’est pourquoi, un peu partout en France, des citoyens organisent des composts collectifs. Le principe est simple : il s’agit de partager une installation, en bas de son immeuble, dans un jardin partagé ou dans un square. Chacun vient déposer ses déchets et une fois le cycle de décomposition terminée, les participants peuvent venir chercher leur terreau.

Ces composts partagés ont fleuri par centaines durant la dernière décennie. A Paris cela existe au pied de certains immeubles et depuis peu par quartier. A Nantes, le quartier de Malakoff accueille depuis plus d’un an un composteur très design et sophistiqué. Le compost de proximité s’organise souvent en auto-gestion, sous l’impulsion d’une association. La semaine du compostage de proximité, organisée par le Réseau Compost Citoyen en partenariat avec l’ADEME, peut-être l’occasion de découvrir s’il y a un compost près de chez vous. Des événements sur le sujet sont organisés un peu partout en France.

Vous pouvez les retrouver en cliquant sur la carte ci-dessous.

carte compost

  • N’est-ce pas pas un peu compliqué ?

Mettre ses épluchures de côté, ça n’a rien de très glamour au premier abord. Pourtant, comme souligne Amélie Esmenjaud, membre du Réseau Compost Citoyen, «c’est une question d’habitude à prendre, comme nous l’avons fait pour les verres et les cartons». Côté entretien, un compost nécessite un minimum d’organisation entre les participants car il doit être régulièrement retourné et alimenté en matière sèche. En revanche, contrairement à certaines idées reçues, un compost bien entretenu «ne dégage pas de mauvaises odeurs», précise Amélie Esmenjaud.

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Le sujet vous intéresse ? Retrouvez les articles “Le Compostage collectif prend ses quartiers” et “Les clés d’un bon compost” dans la 8ème édition d’UP le mag.

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