A l’occasion du salon Produrable, les 30 et 31 mars 2016, à Paris, UP le mag s’est intéressé à une solution innovante dans la récolte de financement pour les associations : le microdon. Innovant et accessible à tous, comment fonctionne ce système ?

D’après un vieil adage, «  les petits ruisseaux font les grandes rivières » et c’est justement l’idée de Microdon, une entreprise qui, depuis 2009, aide les associations à développer des partenariats avec des entreprises ou firmes de magasins. Le principe ? La générosité embarquée (voir la vidéo de TED à ce sujet). Le but ?  « On propose des outils innovants de collecte pour les associations », explique Lucie Gaudens, chargée de communication à Microdon.  Outre la possibilité de micro-don de deux euros, « on a mis en place l’arrondi, notamment avec Franprix, ce qui permet au client d’arrondir son panier à l’euro supérieur, pour des associations comme  La Croix Rouge et le Secours Populaire», précise la jeune femme.

Donner peu mais donner plus régulièrement 

Dans ce système, c’est l’entreprise qui choisit l’association bénéficiaire. « Nature et Découverte font différentes vagues, soit avec des associations nationales, soit en proposant d’aider au niveau local, avec des associations désignées par les magasins sur place » ajoute Lucie Gaudens.  Pour Aymeric, 30 ans, responsable du mécénat au Secours Populaire, « l’arrondi sur caisse et sur salaire est assez intéressant et original comme démarche. C’est un moyen assez simple et rapide pour les gens de donner mais c’est aussi un plus pour la sensibilisation auprès de la population. A côté des sollicitations de street marketing, cela peut être un outil très complémentaire ».


Comment fonctionne l’arrondi en caisse ? Vidéo : Microdon

Parmi ce panel d’outils, Microdon propose également l’arrondi sur salaire. Une manière d’engager le salarié, mais aussi une entreprise dans son ensemble. Cette démarche ne peut être personnelle et nécessite un dialogue en interne pour le mettre en place et choisir l’association bénéficiaire.

Un système pas assez coordonné ?

Pour un autre membre d’une association, il y a tout de même quelques bémols. «  C’est une démarche qui doit être bien accompagnée, pédagogique et explicite » explique-t-il, avant d’ajouter « certains ne sont pas au courant de cette possibilité dans leur magasin habituel (pour l’arrondi en caisse), et les gens ne pensent pas forcément à demander automatiquement. Du côté des caissières, leur demander de se mobiliser pour que ça marche, mais c’est un peu compliqué pour elles et faciles pour l’employeur de les responsabiliser sur le sujet ». Concernant l’arrondi sur salaire, il précise également que la démarche est bonne si l’entreprise aussi s’associe dans le processus. Enfin, c’est la question du principe du don « indolore » qui se pose. « J’ai entendu plusieurs personnes critiquer cette façon de faire des dons. Ils sont faciles à faire, et d’une certaine manière, posent aussi la question de l’engagement », conclut-il.

En 2015, Microdon a pu récolter 1 millions d’euros aux associations. Un beau chiffre, mais encore dérisoire pour des pays comme le Royaume-Uni, qui pratique le don sur salaire depuis près de 40 ans, et où l’on cumule 800 millions d’euros sur la même période.

Infographie. Crédit: Microdon

Infographie. Crédit: Microdon

Infographies. Crédits: Microdon

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Si le sujet vous intéresse, jetez un coup d’oeil à notre article “le #don à portée de clics dans la 9ème édition d’UP le mag et son dossier spécial

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