Non, le fameux doggy-bag, cette boîte qui nous permet d’emporter nos restes du restaurant à la maison, n’est pas devenu obligatoire ! Malgré sa capacité à lutter contre le gaspillage alimentaire, la pratique, populaire chez nos amis anglo-saxons, peine à s’installer en France.

Si l’information a été largement relayée par les médias en début d’année, la méprise a rapidement été démentie par l’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. La loi « biodéchet » du 1er janvier 2016 ne soumet pas les restaurateurs à la pratique du « sac à chien » mais la recommande. Nuance.

Un nom à coucher dehors mais des atouts indéniables

Sur chaque repas commandé au restaurant, environ 220 grammes de nourriture ne sustenteraient pas nos estomacs et finiraient tristement à la poubelle. À l’échelle nationale, 12% du gaspillage alimentaire provient des restaurants. Parmi les solutions évidentes, le doggy-bag s’impose. « C’est une belle façon de lutter contre le gaspillage tout en récupérant ce qu’on a déjà payé », affirme Victor Marostegan, co-fondateur de TakeAway, une start-up qui propose des « box » à la fois pratiques pour le client, personnalisables pour le restaurateur et 100% recyclables. Économique, écologique, le doggy-bag permet aussi de gagner du temps (votre déjeuner du lendemain est déjà prêt) et constitue finalement un engagement citoyen. Un petit éco-geste anti-gaspi qui ne coûte rien et fait beaucoup de bien en somme.

Bien plus classe qu’un chien en bandoulière, repartez fièrement avec votre DoggyBag en main !

Posté par Rest’O Resto sur mardi 20 janvier 2015

Une tendance qui se met en place

Ancré dans la culture américaine, le concept du doggy-bag peine pourtant à trouver ses marques en France. « Les français ont du mal à s’y mettre car ce n’est pas inscrit dans leurs coutumes », explique Victor Marostegan. « Et le terme doggy-bag ne plaît pas du tout ! » poursuit-il. Ne serait-ce alors qu’un problème de sémantique ? « Pas seulement. Il y a aussi une appréhension, une crainte de le demander », estime-t-il. On pourra donc l’appeler Box à Paris, Gourmet bag à Lyon, Petite boîte à Monaco ou Resto pack à Bruxelles, rien n’y fera. Les français craindront d’être taxés de radinerie. Pourtant, selon une étude de Takeaway et de la Draaf Rhône-Alpes, 95% des clients et 70% des restaurateurs seraient prêts à s’y mettre !

« L’idée pour démocratiser cette pratique est de le développer dans le plus d’établissements possibles en France, le “marketer” pour le rendre plus attractif et communiquer dessus en proposant des signalétiques sur les tables par exemple », précise Victor Marostegan. Rien ne sera trop beau pour lever les appréhensions. La tendance est en train de se mettre en place, débridons-nous ! Soyons à l’aise lorsqu’il s’agit d’adopter un comportement éco-responsable ! Toujours pas ? Un réseau de restaurants adeptes du concept, rest-O-resto.com, recense toutes les adresses en ligne. Il n’y a plus qu’à s’y mettre !

Info inspirante ?
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