Lentilles, fèves, pois chiches et haricots…. Cela n’évoque rien d’appétissant ? C’est pourtant sur les légumineuses que l’ONU mise pour renforcer la sécurité alimentaire et la préservation de la planète.

L’année 2016 sera l’année des légumes secs. C’est ce qu’a décidé la FAO, agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture. Pourquoi cet engouement soudain pour tout ce qu’on appelle les légumineuses ? Parce qu’elles sont une alternative bon marché à la viande.

Les légumes secs contiennent 20 à 25% de protéines, soit deux fois plus que le blé et trois fois plus que le riz. Dans le même temps, leur production nécessite moins de consommation d’eau et émet moins de gaz à effet de serre que la production de viande. Pourtant, alors que dans ces 50 dernières années, les productions de maïs, blé, riz et soja ont augmenté de 200% à 800%, la production de légumineuses n’a augmenté que de 59%.

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Vers une base de données mondiale

L’ONU a donc décidé d’encourager leur production et leur consommation, avec le slogan : «Des grains pour nourrir l’avenir». D’ici l’été 2016, l’organe international compte mettre en place une base de données mondiale, pour répertorier les apports nutritionnels des différentes légumineuses. Une série d’événements sera organisé tout au long de l’année.

En France, on a surtout tendance à utiliser les légumes secs comme accompagnement de la viande : haricots dans le cassoulet, lentilles dans le petit salé… Mais en cherchant un peu, en piochant dans des recettes venues d’ailleurs, comme les cuisines libanaise ou indienne, on peut parfaitement les intégrer à des plats végétariens, garantis riches en protéines.


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