CHRONOLOGIE – C’est un sujet d’actualité qui revient comme un refrain. Après avoir fait l’objet d’un débat âpre tout le long du 20ème siècle, les discussions continuent au 21ème. Les boues rouges, c’est l’histoire d’une lutte sans merci entre associations et politiques.

Du début de l’installation de l’usine Péchiney au refus de Nicolas Hulot d’entrer dans le gouvernement de Manuel Valls en qualité de ministre de l’Ecologie, le phénomène des résidus de boues rouges jetés en mer a trouvé son paroxysme en 1966 et la construction d’un pipeline de plus de 50 kilomètres de long. D’une part, cette très longue canalisation pollue, et à vitesse grand V. D’importants dégâts maritimes ont été constatés par des baigneurs des calanques de Cassis. D’autre part, ce projet gêne considérablement le projet du futur tramway du pays d’Aubagne.

La suite ? On la connaît. Pendant encore 6 ans, du moins. L’usine Alteo, menacée pourtant de fermeture en novembre 2015, va pouvoir continuer, sur arrêté préfectoral et soupçons de manœuvres gouvernementales, à jeter ses dégâts ocre en mer. L’antenne de l’association France Environnement dans les Bouches du Rhônes, à travers la voix de sa représentante, Solène Demonet, voulait que ce délai soit ramené à deux ans. Mais la préfecture des Bouches du Rhône, après avis du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques, en a décidé autrement.

Mais pour comprendre les événements d’aujourd’hui, la rédaction d’UP le mag vous propose plutôt un petit retour en arrière interactif.


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