Qui dit plastique, dit pétrole et tonnes de déchets dans la nature. Pas fantastique. Mais des alternatives propres émergent ! Le plus connu est le bioplastique à base d’amidon de maïs, de blé ou de fécule de pomme de terre. Mais bientôt d’autres matières naturelles pourraient venir composer les objets de notre quotidien. Voici 5 options qui ont de l’avenir.

  • Version algues

Cocorico, cette initiative est française ! L’entreprise bretonne Algopack a mis au point un procédé mécanique et thermique permettant de produire du plastique à partir d’algues, sans aucun produit chimique. Résultat : un plastique qui se dégrade en douze semaines, contre 250 ans pour du plastique classique. L’entreprise en pleine croissance, fabrique déjà des muges, pots à bougies ou encore clés USB à partir de sa matière innovante. Selon Algopack, son plastique à base d’algue, dans sa composition actuelle, pourrait remplacer 10% des produits plastiques existants.

  • Version chardons

Les mauvaises herbes ne sont pas si mauvaises ! En Sardaigne, l’entreprise Novamont utilise des graines de chardon pour en faire de l’huile qui permet de fabriquer du plastique végétal. Cette matière est notamment utilisée pour fabriquer des sacs de course. Engagée dans une logique d’économie circulaire, l’entreprise utilise les tiges et les feuilles des chardons pour alimenter sa chaufferie, tandis que les graines pressées peuvent être utilisées pour faire des protéines utilisables pour nourrir des animaux.

  • Version crevettes

Récup un jour, récup’ toujours ! Des chercheurs américains ont trouvé une nouvelle vocation aux tonnes de déchets de crevettes délaissées par l’industrie alimentaire. Ils récupèrent sur leurs carcasses un précieux composant appelé chitine. Allié à une protéine de soie, cela permet de fabriquer une matière très solide, qu’ils ont appelé Shrilk, contraction de « shrimp » (crevette) et de « silk » (soie). Cette invention est encore en développement, mais intéresse déjà de nombreux industriels.

  • Version champignons

Les champis, ça emballe ! L’entreprise américaine Ecovative a eu la bonne idée de recueillir le mycélium, la partie végétative des champignons, qu’ils mettent en culture dans un substrat de plantes impropres à la consommation. Cela forme un réseau de filaments intimement liés, tels une colle naturelle, qui peut prendre la forme désirée. Ecovative en fait des blocs qui peuvent remplacer les protections en polystyrène que l’on trouve habituellement dans les objets fragiles emballés, comme les ordinateurs ou les meubles.

  • Version avocats

Tout est bon dans l’avocat ! Du moins pour l’entreprise mexicaine Biofase, monté par un jeune ingénieur qui a développé un polymère à partir de… noyaux d’avocats. Une aubaine dans un pays gros producteur du fruit vert, et où beaucoup de noyaux restaient sans usage. Les fabricants de guacamol, par exemple, ne savaient quoi en faire. Avec 1,5 kilo de noyaux d’avocat, il est possible de produire environ un kilo de plastique. La résine obtenue, biodégradable et compostable, permet par exemple de fabriquer des bouteilles, des sacs plastiques ou encore des couverts jetables.

Cet article est extrait d’UP le mag n°10 :

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