Bristol était la lauréate 2015 du « European Green Capital Award», une initiative de la Commission Européenne pour récompenser les villes qui font des efforts pour se développer de manière durable. Voici quelques-unes des choses qui ont fait de Bristol une «ville verte».

Des innovations dans les transports

Connue pour être congestionnée, Bristol s’est mobilisée pour encourager les alternatives à la voiture. La consommation d’énergie a été réduite de 11% dans le secteur des transports. Bristol a investi plus de 400 millions de pounds dans les infrastructures, notamment un système de «bus à haut niveau de service» à faible émission. Une limitation de 20 miles à l’heure (32 km/h) a été introduite dans une grande partie de la ville.

Le maire de la ville, George Ferguson, met un point d’honneur à s’afficher à vélo régulièrement, pour montrer l’exemple à ses concitoyens. Grâce à ses politiques et aménagements favorables au vélo, la ville a réussi à doubler son nombre de cyclistes, et entend le doubler à nouveau d’ici 2020. Mais du chemin cyclable reste à parcourir. 8  % des habitants de Bristol se rendent à vélo à leur travail, un chiffre important par rapport à la moyenne britannique, mais qui s’élève à 40% à Copenhague, « capitale verte de l’Europe 2014».

Bristol mise aussi sur de nouveaux bus moins polluants et des bus hybrides qui peuvent passer en mode électrique selon le niveau de pollution. La ville a par ailleurs expérimenté en 2015 le premier « poo-bus » (bus caca), un véhicule qui fonctionne avec un biogaz obtenu à partir de déchets organiques et d’excréments humains.

L’efficacité énergétique

Bristol affiche le plus faible taux d’émission de carbone par habitant de Grande-Bretagne. La consommation d’énergie a été réduite de 26% dans le secteur de l’industrie et des commerces et de 21% pour la consommation domestique. Pour réduire sa consommation énergétique, la ville a investi dans un grand programme d’isolation de l’habitat et d’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics. Les familles ont bénéficié d’aides pour la rénovation énergétique de leurs domiciles. Certains foyers ont bénéficié de prêts “pay as you save”, c’est à dire avec des remboursements équivalents aux économies sur leurs factures d’énergie.

Un parc éolien sur les docks de la ville approvisionne plus d’un quart des bâtiments municipaux et permet à la municipalité de générer des revenus en revendant l’énergie produite. Dans une Angleterre ultralibérale, la ville fait figure d’iconoclaste depuis qu’elle a inauguré sa propre régie de distribution de gaz et d’électricité «low carbon» en juillet 2014.

Les éoloienne d'Avonmouth

 Des citoyens impliqués

Les Bristoliens sont impliqués dans des projets sociaux-environnementaux, notamment liés aux espaces verts. L’un d’entre eux appelé «Tree Pips» ambitionne de donner à chaque écolier l’occasion d’être mobilisé dans la plantation d’un arbre dans la ville . Depuis 2011, Community Farm, une entreprise sociale détenue par un collectif de 500 habitants, produit et distribue des paniers de légumes. Durant l’été 2015, une nouvelle ferme urbaine a été installée dans un ancien site industriel. Son projet,  «Grow Bristol», s’appuie sur la culture aquaponique et les cultures verticales. Des produits frais sont cultivés de manière innovante dans des “Grow Box”, des containers transformés en systèmes de cultures intérieurs.

Dans son développement «durable», la municipalité prend soin d’intégrer les citoyens. La ville compte de nombreuses organisations environnementales et petites associations. «Cette énergie et cet enthousiasme sont la raison pour laquelle Bristol est la European Green Capital en 2015 : les gens se sont rassemblés, ont travaillé dur pour changer la ville et continuent de le faire», écrit la municipalité. Son secret de fabrication : la création du «Bristol Green Capital Partnership», un réseau de 700 partenaires (habitants, entreprises, associations, universités), impliqués dans les actions et les décisions, et participant à rendre la ville plus verte.

Peu fière de son prix, la ville de Bristol vient de publier une «méthode» sur la façon de rendre une ville plus «green». Il n’y a plus qu’à en prendre de la graine !

Cette publication s’inscrit dans une action qui fait l’objet d’un soutien financier de la part de l’Union Européenne. Elle n’engage que son auteur et la Commission Européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qu’elle contient.


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