Mise à toutes les sauces, surtout pendant les fêtes, la « détox » est une cure alimentaire qui allège nos estomacs et grossissent les magazines féminins d’une multitude de recettes plus ambitieuses les unes que les autres. Une nutritionniste, deux adeptes, une rencontre, Up le mag met les bouchées doubles.

Elle envahi les magazines, les blogs de mode et les réseaux sociaux… La détox s’invite sur la toile et dans vos placards. « C’est un terme journaliste, mais pas scientifique » explique Béatrice de Reynal (nutritionniste, auteur du blog miammiam.mabulle.com). «Bien plus qu’une mode, ce besoin d’allégement purificateur est de plus en plus demandé en consultation. C’est un ressenti profond qui n’ira qu’en augmentant. Il part d’un besoin très présent chez les personnes actives qui vivent dans le stress, avec des « béquilles » comme le tabac, l’alcool, les médicaments, et qui jugent leur alimentation déplorable… Ils rouillent, s’encroutent, s’empâtent et éprouvent le besoin d’une cure de purification définitive».

Un sentiment que confirme Indira, 26 ans, qui fait des détox «parce que malheureusement, on est souvent amené à mal se nourrir, à boire beaucoup en soirée, ou encore à être victime de pollution et de la fumée de cigarette ». De son côté, Sara en fait «régulièrement ces dernières années» parce qu’elle a «souvent eu des sensations de ballonnements [et que] la détox permet de se sentir mieux». La jeune femme de 27 ans fait également des plus petites cures notamment les lendemains de fêtes. Une manière d’éliminer les polluants, comme les 3 ou 5 kg de trop et autres excès.

Ne surtout pas jeûner !

Alors en janvier, il est d’autant plus nécessaire pour certaines personnes de s’y mettre. « La fin de l’année nous met face à une succession d’agapes », explique Béatrice. « Réveillon par ci, par-là… Pour clore le tout, la galette des rois est consommée par salve un peu avant l’épiphanie ! Bilan : des réveillons à 300 calories par pièce et trois à quatre kg de plus – c’est un minimum syndical – que l’on aura d’autant plus de mal à perdre qu’on les a pris sur 10 jours, donc assez solidement ancrés dans la couenne ». Un bilan déjà bien digéré par Indira et Sara, toutes deux fans de ces cures de fin d’année.

Béatrice de Reynal insiste sur un point : ne surtout pas jeûner. C’est inefficace et surtout avec un effet boomerang garanti lorsque l’on reprend une alimentation normale. Pour Indira, au menu, « pas mal de fruits et de légumes. J’arrête les céréales ou les glucides et je diminue les viandes rouges et blanches. Je bois thé en plus d’eau. Ça peut m’amener à faire jusqu’à six repas par jour ! Il ne faut pas oublier de varier les fruits et légumes pour que le corps ait tout ce dont il a besoin ». Sara, de son côté, opte pour un verre d’eau chaude avec du jus de citron dès le début de la journée, même si elle avoue trouver ça « dégueulasse » ! Côté jus de fruits, la jeune femme opte pour un smoothie pour le petit-déjeuner, mais « attention, pas les jus méga-sucrés des supermarchés, et des smoothies fait maison sans un gramme de sucre ». Dans son programme, elle s’interdit aussi les gâteaux sucrés, et opte pour la soupe au dîner, bien qu’elle avoue que ce rythme «sur le long terme, c’est dur».

Autre particularité, Sara prend deux cuillères à café de charbon, le soir, après le repas. Les deux adeptes de la détox n’oublient pas de coupler cette cure alimentaire avec du sport, notamment le jogging. Résultat ? Elles se sentent mieux et plus légères. Indira se sent plus motivée à débuter cette nouvelle année. Quant à Sara, la détox «évite de culpabiliser quand on fait des écarts. On se dit qu’on se rattrapera, ce n’est pas très grave ! »

Cet article est extrait d’UP le mag n°10 :

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