La baisse inattendue et record du prix du gazole fait le bonheur des automobilistes. Mais deux semaines après la fin de la COP 21, les mesures en faveur de l’écologie vont en prendre un coup. Explications sur un phénomène qui risque de durer et de porter un coup à l’environnement.

Le gazole, c’est le carburant le plus vendu en France, avec près de 80 %  des volumes écoulés.

Durant la dernière semaine de Noël, le litre valait 99 centimes, du jamais vu depuis juillet 2009.  Cette baisse est due à une chute récente des cours du pétrole, qui devrait se poursuivre pour une bonne partie de l’année 2016. La fin du pétrole commençait à voir se dessiner une volonté d’investir dans les énergies renouvelables.

Mais la baisse du prix du baril à 36 dollars a nettement freiné cette tendance. Dans une perspective de ne plus envoyer de carbone dans l’atmosphère, cette chute globale des cours pourrait avoir un effet néfaste sur les habitudes de consommation des automobilistes, qui pourraient bien profiter de cette aubaine.

Une annonce qui devrait donc ravir les conducteurs, mais qui devrait moins plaire aux adversaires du gazole.

L’effet automatique de la baisse des prix du carburant est l’augmentation du nombre d’automobilistes. 8 sur 10 d’entre eux roulent en effet au diesel.

Changer sa chaudière, par exemple, sera plus compliqué par le consommateur avec un pétrole bas. Les prix en baisse du pétrole impacteront aussi le fioul, dont la valeur a été divisée par deux en quelques mois.

La loi sur la transition énergétique devrait néanmoins pousser les ménages à choisir des solutions alternatives, et à bas prix. Mais cela ne sera sûrement pas chose facile.


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