Pendant la COP21, les parisiens ont pu voir une baleine sur les quais de seine. Ou du moins une reproduction grandeur nature, installée par l’association Un cadeau pour la terre. Cette installation visait à sensibiliser sur la menace que le changement climatique fait peser sur les espaces animales. Les baleines sont particulièrement vulnérables.

Au début du mois de décembre, plus de 300 baleines ont été retrouvées mortes dans un fjord isolé de la Patagonie chilienne. C’est l’un des plus grands échouages de cétacés jamais constaté. Virus ? Excès d’algues ? Les causes de ce phénomène ne sont pas encore clairement établies.Une chose est sûre, c’est ce que les baleines, en particulier dans l’hémisphère sud, subissent de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.

     

 
D’abord, la hausse des températures modifie leurs cycles migratoires, qui deviennent de plus en plus longs et donc épuisants. Par exemple, normalement, les baleines à bosse descendent jusqu’à l’Antarctique pour s’alimenter puis remontent jusqu’à l’Equateur pour se reproduire. Mais des scientifiques ont observé que les baleines, désorientées par le réchauffement des eaux, remontent à présent jusqu’au Costa Risca.
 
Autre problème : la hausse des températures modifie leur principale source d’alimentation, le krill. Ces petites crevettes des eaux froides sont de moins en moins nombreuses. En conséquence, les baleines se nourrissent moins bien. Leur reproduction s’en voit perturbée, car les femelles ne mettent bas que lorsque les conditions pour alimenter leurs petits ne sont pas favorables.
 
A ces menaces, viennent s’ajouter les problèmes liés aux activités des hommes, notamment les collisions avec des bateaux et la pollution sonore, qui fragilisent encore plus les baleines.


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