Pour préserver le climat, les transports en communs sont largement préférables à la voiture individuelle. Mais cela ne veut pas dire que leur performance environnementale ne peut pas être diminuée. La RATP a ainsi annoncé un plan pour réduire l’empreinte carbone de ses bus.

Remplacer les véhicules diesel par un parc 100% électrique et biogaz d’ici 10 ans. Voici l’objectif, ambitieux, qu’a annoncé la RATP. Et l’impact sur le climat ne sera pas négligeable…aujourd’hui, les bus représentent 50% des émissions de gaz à effet de serre des transports de la RATP. En tout, l’entreprise prépare la commande de 3.600 bus électriques et 900 bus au biogaz, d’ici 2025.

Un défi écologique, et technologique. Car pour l’heure, les véhicules électriques sont encore limités par leur autonomie. La RATP va donc tester plusieurs prototypes, pour voir s’ils tiennent la route. Le Blue Bus de Bolloré a été retenu pour une expérimentation sur deux ans. Ce véhicule de 12 mètres dévoilée lors de la COP21 dispose d’une autonomie de 180 à 250 kilomètres, grâce à 8 packs de batteries placées sur son toit. A partir de 2016, des Blue Bus feront la liaison entre Charles-de-Gaulle-Etoile et Porte de Clignancourt. D’autres entreprises, comme le français Heuliez, et des entreprises espagnole et chinoise, prêteront aussi leurs bus à des tests grandeur nature, avant le début d’appels d’offres massif.

Un investissement important

«Le bus électrique implique une nouvelle technologie, ainsi que de nouveaux fournisseurs. Nous avons donc besoin de recueillir un maximum d’informations  sur les conditions d’exploitation et de maintenance. (…) Les voyageurs participeront également au test, puisqu’ils seront invités partager leur retour d’expérience à travers un questionnaire», souligne Marie-Claude Dupuis, directrice du département matériel roulant bus de la RATP.

D’ici là, la RATP fait le pari d’une baisse substantielle des prix. Car pour l’heure, un bus électrique coûte le double du prix d’un bus diesel. Sans compter les travaux qui devront être faits dans les dépôts pour installer les équipements de recharge.  Les bus électriques ne suffiront toutefois pas pour répondre au besoin des lignes les plus longues. C’est pourquoi la RATP se tournera vers des véhicules roulant au biogaz pour les lignes nécessitant une autonomie de plus de 250km.


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