Certaines aides publiques existent pour vous inciter à rénover votre logement principal. Comment en bénéficier ?

Économies d’énergie, isolation thermique, installation d’équipements utilisant une source d’énergie renouvelable… Vous êtes particulier et vous souhaitez engager des travaux de rénovation énergétique ? Certaines aides publiques ont été créées pour vous encourager à améliorer la note énergétique de votre résidence principale. Or, sur le territoire métropolitain, la majorité des logements possèdent une note médiocre (entre D et E).

Passeport rénovation énergétique

Afin de motiver les Français à sauter le pas et à entamer des chantiers, le gouvernement a signé, début novembre, une convention pour expérimenter dans quelques villes à partir de l’année prochaine – avec l’aide du groupe Engie (ex GDF-Suez)– un passeport rénovation énergétique pour guider les ménages dans leur choix. L’exécutif table sur la signature d’un millier de passeports d’ici fin 2017.

L’idée : proposer un audit énergétique approfondi du logement accompagné de plusieurs scenarii de solutions de travaux, en tenant compte des modes de vie des occupants, mais aussi un calendrier de réalisation, une estimation des coûts et les aides au financement possibles.

Les aides publiques

Il y a d’abord l’éco-prêt à taux zéro,  visant les propriétaires de logement conçu avant 1990. Ce prêt permet de bénéficier d’un prêt de 30 000 euros maximum pour financer des travaux d’éco-rénovation effectués jusqu’en 2018.

Le « crédit d’impôt pour la transition énergétique » (CITE, l’ex-CIDD), prolongée jusqu’à fin 2016, concerne les dépenses de rénovations  de propriétaires et de locataires achevés depuis plus de deux ans, sur des logements utilisés comme habitation principale. Les dépenses sont plafonnées à 8 000 euros par personne.

Les deux aides peuvent être cumulées.

Attention à l’usage abusif

Or, pour bénéficier de ces aides, vous devez faire appel à des entreprises qualifiées RGE, le label reconnu garant de l’environnement (à partir du 31 décembre 2015 en outre-Mer). Près de 52 000 entreprises bénéficient du label RGE.

Attention, les organismes de qualification Qualibat (entreprises du bâtiment), Qualifelec  (entreprises du génie électrique et énergétique) et Qualit’EnR  (énergies renouvelables) ont alerté, en novembre, sur la « recrudescence de l’usage abusif » du label par des entreprises de bâtiment non qualifiées.

Un certificat de qualification conforme doit comporter un numéro de siret, un domaine de travaux et une période de validité. Afin de trouver les bons partenaires, vous pouvez consulter le moteur de recherche mis en place par l’Ademe.


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