L’Agence de l’environnement et de la maîtrise travaille sur la mise en place d’une filière de pièces détachées de seconde main. L’idée serait de récupérer les pièces viables sur les appareils mis à la poubelle pour les utiliser dans d’autres machines.

Selon un récent sondage du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 54 % des Français font réparer leurs appareils électroménagers, hi-fi et vidéo plutôt que d’en acheter de nouveaux. A la fois économique et écologique, cette solution permet de contrer l’obsolescence programmée qui est depuis juillet 2015 un délit.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et le Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager ont commandé une étude sur la viabilité économique d’une filière de pièces détachées pour le gros électroménager.

“Le business plan réalisé sur trois ans montre que la filière est rentable et demande un investissement et un besoin en fond de roulement limités”, conclut le rapport.

Un projet ambitieux qui demande des moyens 

Pour réaliser un tel projet, il faut des centres où les pièces peuvent être stockées et rangées. Trois ateliers d’Envie, un réseau spécialisé dans la réparation et du réemploi de l’électroménager, sont près à rendre le projet opérationnelle. Trois villes Strasbourg, Reims et Lesquin ont répondu l’appel d’offre.

Ces lieux sont “spécialisés dans le test des appareils, ont une expérience dans le stockage et le référencement, et disposent des infrastructures nécessaires pour la création de la filière sans besoin d’investissement majeur” estime l’étude.

En attendant la mise en place de ces magasins, vous pouvez toujours vous tourner vers un repair café. Des lieux où vous pouvez réparer des objets cassés avec l’aide de professionnels.


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