Les données scientifiques sont sans appel. Les mesures des températures à travers le monde ont révélé que le mois d’octobre dernier est le plus chaud jamais enregistré pour cette période. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues aux activités humaines et le courant marin El Niño en sont les principaux responsables.

2015 est l’année de tous les records de températures. Pourtant, le record avait déjà été battu l’an dernier ! L’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) vient de publier ses relevés. En octobre 2015, les températures sont les plus élevées jamais observées. Les plus élevées depuis 1880, date à laquelle l’Homme s’est mis à les mesurer avec précision. La NOAA indique que les températures sont supérieures d’un degré à la moyenne habituelle pour ce mois de l’année. Une hausse conséquente qui semble confirmer l’accélération du réchauffement climatique.

El Niño, un courant marin destructeur

Phénomène climatique naturel, El Niño a toujours existé et apparaît tous les 3 à 7 ans. Il désigne un courant marin présent dans l’océan Pacifique qui déplace les zones d’eau chaude et de précipitations des îles asiatiques jusqu’en Amérique Latine. Ces conséquences sont nombreuses sur les écosystèmes marins, sur les productions agricoles mais aussi sur les catastrophes naturelles puisqu’il provoque des inondations, des sècheresses et des ouragans. En 2015, El Niño est revenu particulièrement fort entraînant une hausse des températures. Selon les scientifiques, l’accroissement de la puissance de ce phénomène mondial serait lié au réchauffement du climat conséquent aux activités humaines.

L’impact des activités humaines

Les scientifiques s’accordent à dire qu’El Niño n’est pas le seul responsable de ce record de température. Les températures augmentent de plus en plus tout comme les émissions mondiales de GES augmentent de plus en plus. Résultat, les concentrations des GES dans l’atmosphère atteignent elles aussi des sommets. Alors que la COP21 s’apprête à être lancée, à Paris-Le Bourget, le 30 novembre prochain, la nécessité de parvenir à un accord pour limiter la hausse du réchauffement climatique à +2°C d’ici 2100 apparaît de plus en plus cruciale pour l’avenir de la planète.


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