Après la déclaration des droits de l’homme, en voici une pour les droits de l’humanité ! La France va défendre la déclaration des Droits de l’Humanité auprès de l’ONU, à l’occasion de la COP21. A quoi cela peut-il bien servir ?

La déclaration des Droits de l’Humanité, c’est un texte que le président François Hollande a confié à l’ancienne ministre de l’écologie, Corine Lepage, et qu’il compte défendre à l’occasion de la conférence internationale sur le climat à Paris, la COP21.

«Droits de l’Humanité», a priori, dans le nom, rien ne se rapporte directement à l’écologie. Pourtant, toute la particularité de ce texte, c’est qu’il érige des droits et devoirs entre les générations. A l’heure où le réchauffement climatique menace la planète, l’enjeu c’est la survie de l’espèce humaine.

Concrètement, ce texte s’articule autour de 4 grands principes : la solidarité intergénérationnelle, la “dignité de l’humanité”, la “continuité de l’existence de l’humanité”, et la “non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération”.

Préparer l’avenir

Viennent ensuite 6 droits, comme le droit à l’humanité de vivre dans un environnement sain et écologiquement stable ou encore le droit des générations futures à se voir transmettre les biens comme l’air, l’eau et le sol. Enfin, viennent 6 devoirs, comme le devoir de l’humanité de préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques.

Alors, l’idée n’est pas nouvelle, en 1997 à Rio, l’UNESCO a adopté  la Déclaration sur la responsabilité des générations présentes à l’égard des générations futures. Mais jusqu’ici, aucun texte n’a été adopté par l’ONU.

Ce texte sera défendu lors de la COP21, mais il n’entrera pas dans les négociations, qui s’annoncent déjà bien compliquées. Le but est de parvenir à une adoption courant 2016.

Il s’agit d’une Déclaration. Elle n’aura donc pas de portée juridique, ce qui d’ailleurs facilitera son adoption. Et puis avec sa portée pédagogique, ce texte peut aider à sensibiliser, et préparer l’avenir, pour, qui sait ? Devenir un jour une convention, qui elle, serait obligatoire ?


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