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Elle a certes connu un conte de fées, mais garde les pieds sur terre. Élodie Gossuin s’est vue embarquée dans l’aventure Miss France, il y a bientôt 15 ans, et apparaît depuis sur nos petits écrans. L’animatrice se dit pipelette et il est vrai, est intarissable lorsqu’il s’agit d’actions associatives mais aussi de son quotidien tous azimuts !

Nous sommes lundi, qu’avez-vous prévu cette semaine ?
Je vais commencer par m’occuper de mes quatre petits ! Puis en fin de semaine, je me consacrerai aux enfants des autres avec une campagne pour SOS Prema (une association qui œuvre pour une meilleure prise en charge des enfants prématurés), dont je suis marraine.

Une femme engagée
« C’est la moindre des choses de répondre présente », estime Élodie Gossuin lorsqu’on la sollicite pour la bonne cause. En témoigne le single enregistré avec le collectif « Unissons nos voix », à l’occasion de la Journée internationale des femmes, contre les violences conjugales. « Cette chanson est un message d’espoir pour toutes celles qui ne sont pas encore libérées. Il faut montrer que ce n’est pas une fatalité et qu’elles ne sont pas seules. » Autre grand cheval de bataille d’Élodie : le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant. « C’est le texte le plus unanimement approuvé à l’international -je crois qu’il a été ratifié par 193 pays-, mais il n’est pas appliqué ! », alarme la maman de 4 bambins. Marraine de l’Unicef sur plusieurs actions, dont le site fairepart-unicef.fr, elle milite pour que l’accès à l’éducation, à la santé et à la reconnaissance des enfants soient un jour une réalité.

Quelle planète aimeriez-vous laisser à ces futurs adultes ?
J’ai beaucoup d’inquiétude pour ce monde dans lequel ils vont vivre. J’explique plein de petites choses à mes enfants, leur montre fièrement à quel point c’est magnifique de voir le départ de Solar Impulse [un avion à énergie solaire, qui a décollé le 9 mars pour un tour du monde, NDLR], ou tous ces gens qui œuvrent  pour demain, en leur disant que chacun peut y contribuer par de petits gestes quotidiens, solidaires, écolo. Ça fait partie de l’éducation, de la transmission, on leur enseigne d’ailleurs le tri des déchets à l’école !

Il semble que vous partagiez l’approche d’UP le mag !
Oui, j’ai la chance d’habiter dans un village, de pouvoir cultiver mon potager, d’avoir des poules auxquelles je donne nos restes, d’étendre mon linge à l’extérieur et de ne pas utiliser de sèche-linge, etc. Ça paraît dérisoire mais ce ne sont pas des anecdotes ou des détails, j’y suis attachée car je ne pourrais pas enseigner quelque chose à mes enfants qui soit contraire à mes actes.

Nous avons choisi d’axer ce numéro sur les nouvelles technologies. Vous êtes plutôt connectée ?
Je ne suis pas du genre à vouloir m’informer des dernières innovations ou dans l’attente d’avoir la dernière montre Apple. Il y a des choses qui sont pour moi des accessoires, même s’ils peuvent faciliter la vie. En dehors de cela, mon travail dépend presque totalement du fait d’être connectée en permanence. Je suis d’ailleurs addict à l’information. J’ai toutes les applis : du Figaro au Monde, à Libé et Morandini et le Courrier Picard évidemment. Que ce soit l’actu politique, économique ou people, il ne se passe pas une journée sans que je m’informe. Ça fait partie de mon métier et j’adore ça.

Et où en est votre carrière ? 
Tout va plutôt bien ! À l’heure actuelle je m’éclate, j’adore travailler avec France 2 [pour l’émission Pyramide, NDLR] car les équipes sont à dimension humaine et la confiance est mutuelle. Nous avons d’autres projets en cours, dont je ne peux malheureusement pas parler ici ! Tout ce que je souhaite c’est de maintenir cet équilibre épanouissant. Pourvu que ça dure !

Avez-vous d’autres projets ? D’autres envies ?
Je rêve de refaire de la radio, car je me suis éclatée et j’aimerais revivre ces émotions. Les matinales par exemple : se réveiller aux côtés des gens, les accompagner, tout en étant dans l’interaction directe avec une liberté de ton et sans contraintes de l’image. C’est dans cet échange là que j’aimerais m’épanouir à nouveau. J’ai en tête les émissions qu’animaient Faustine Bollaert sur Europe 1 ou Flavie Flament sur RTL [respectivement « Et si c’était ça le bonheur ? » et « On est fait pour s’entendre », NDLR], car elles sont authentiques et c’est ce qui me plaît.

Cela fait 10 ans que vous êtes conseillère régionale de Picardie. Quels sont les grands chantiers qui vous tiennent à cœur ? 
Je suis élue dans une commission qui est en charge de la vie associative, de la culture et du sport, mais cela se finira en décembre, lorsque la région va fusionner avec le Nord-Pas-de-Calais. De nombreuses choses sont  à mettre en place pour qu’elle rayonne davantage, à la hauteur de ce qu’elle mérite. J’aimerais m’investir dans la communication car elle a un potentiel énorme au niveau touristique, avec la zone protégée qu’est la baie de Somme par exemple. Les atouts sont considérables, comme le projet de canal Seine-Nord Europe ; il changerait la face économique et écologique de la région (en réduisant la densité de trafic sur l’autoroute).

Vous êtes toujours fan de courses automobiles ?
Oui ! (rires) J’ai eu la chance de rencontrer Max Mamers, l’organisateur du Trophée Andros, qui m’a demandé d’être marraine de la course féminine. Il voulait ouvrir le monde automobile aux femmes et donc les inciter à s’inscrire. Mon premier cours de pilotage c’était avec Olivier Panis et Alain Prost ! Quand on y goûte c’est une drogue… Ce sont des sensations uniques. D’ailleurs, ma plus belle aventure en télé a été de pouvoir aller sur le Dakar.

Nous avons rédigé un article sur les méthodes pour garder le sourire… Quelles sont les vôtres ?
J’essaye toujours de mettre de côté ce qui me pollue la vie ou l’esprit. Il faut avancer en se demandant ce qui est essentiel et ce que l’on veut vraiment, mais aussi quels modèles on ne veut pas suivre ! Qu’est ce qui rendrait fier mes enfants ? Désormais je pense « tribu » et ça change tout…

info inspirante ?
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