Les hommes ont, une nouvelle fois, repoussé les limites des records en termes d’atteintes à l’environnement. Un rapport de l’université des nations unies publié le 19 avril dernier annonce une hausse importante du nombre de déchets électroniques dans le monde en 2014.

C’est un record mondial qu’on a atteint en 2014 sur l’envergure du poids des déchets électroniques, ou « e-déchets », qui passe de 39,8 millions de tonnes en 2013 à 41.8 millions en 2014. On attend 50 millions de tonnes de déchets électroniques pour 2018. « Il y aurait de quoi constituer une chaîne d’appareils mis au rebut sur une distance aller-retour entre Paris et Tokyo » s’amuse Le Figaro avec cette image qui parle davantage que n’importe quel chiffre et dont la réalité est pourtant bien vérifiable.

60% des déchets électroniques retrouvés sont des équipements de cuisine, de salle de bain ou de buanderie tandis que les appareils informatiques et téléphoniques en représenteraient 7%. Ce sont les Norvégiens qui produisent le plus de déchets, rapportés au nombre d’habitants puis les Suisses et les Islandais, suivis des Danois et des Britanniques. Les Français sont huitièmes, juste devant les Américains. Les Chinois ne figurent pas dans le top 40.

Le problème est multiple. Non seulement les machines que nous achetons sont programmées pour ne pas durer, mais les consommateurs se satisfont eux aussi de ce gaspillage électronique, dans la mesure où le recyclage de ces objets n’est pas démocratisé et que l’on y préfère le rachat, logique d’une industrie qui programme l’obsolescence de ses produits.

A l’heure actuelle, un sixième des e-déchets seraient recyclés selon le rapport. Dommage, puisque les éléments que l’on retrouverait dans ces appareils abandonnés (fer, cuivre, or) représenteraient au total une valeur de 48 milliards d’euros.

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