On savait que la pollution aux particules fines avait un impact néfaste sur la santé à long terme. A cela, une étude réalisée par l’institut de veille sanitaire et publiée au début du mois montre qu’une exposition à ces particules accroît la mortalité immédiate. 

Ce début d’année 2015 est marqué par de nombreux pics de pollution aux particules fines dans les villes. On connaît déjà les effets néfastes de cette pollution due aux moteurs diesel, les activités industrielles et les systèmes de chauffage. Les particules fines de moins de 10 micron de diamètre, le PM10, peuvent provoquer accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, rupture d’anévrisme, embolie pulmonaire… par exemple.

L’institut de veille sanitaire vient de publier une étude démontrant que les les PM10 agissent aussi à court terme. Une hausse des niveaux journaliers se traduit par une augmentation de 0.51% de la mortalité et de 0.55% de la mortalité cardio-vasculaire le 1er jour l’exposition et les 4 suivants. Ce taux grimpe à 1.04% pour les personnes de plus de 74 ans. C’est à dire que les effets de la pollution perdurent plusieurs jours après l’exposition. En été, en revanche, l’impact est concentré sur le jour de l’exposition et le lendemain avec un taux de mortalité augmentant de 1,30% et de 2.06% pour les mortalités cardio-vasculaires.
Les experts de l’étude appellent ainsi à une intensification de la lutte contre la pollution atmosphérique de toute urgence.

Cet article a été rédigé en partenariat avec Raje

Achetez le dernier numéro de UP le mag

info inspirante ?
Avis des lecteurs 0 Avis

Commentaires