De l’aide alimentaire, le grand public connaît surtout les collectes nationales dans les supermarchés. La prochaine aura d’ailleurs lieu les 28 et 29 novembre 2014. Pourtant, Internet et les réseaux sociaux renouvellent la pratique du don.
Revue de Web !

13 €. C’est le montant mensuel que les Français sont prêts à donner pour participer à la solidarité alimentaire. Soit 156 € par an. Sondage OpinionWay pour UP-GROUPE SOS-Fondation Carrefour, “Les Français et la solidarité alimentaire”, octobre 2014.

Donner un paquet de pâtes ?

Il y a une application pour ça. Enfin, juste à San Francisco, aux États-Unis, pour l’instant. L’application FeedingForward, disponible sur iPhone, a été lancée en 2013 et permet aux particuliers et aux professionnels de l’alimentation d’indiquer qu’ils ont de la nourriture à offrir. Un bénévole vient ensuite récupérer les colis pour les distribuer aux organisations du coin. De quoi inspirer les petits Français ?

Bon comme un camion

Les banques alimentaires n’ont pas seulement besoin de nourriture, elles sont souvent en manque de matériel. Un établissement en Gironde a eu l’idée, en mai dernier, d’acheter son nouveau camion de collecte grâce au financement participatif. Sur le site internet de dons HelloAsso, l’association a presque réuni les 20 000 euros demandés, soit la moitié du prix du véhicule. Une manière d’aider autrement qu’en nature. Si vous voulez participez, c’est par ici.

Ça croque sous les crocs

Ils s’appellent Resto Animo ou encore Les Croquettes du cœur. Et ces lieux de dépôts ne distribuent pas de nourriture aux humains mais… aux animaux. Les structures pour chats et chiens se sont multipliées ces cinq dernières années. Sur le même principe que les banques alimentaires classiques, elles récupèrent les dons – en croquettes cette fois – lors de collectes et les redistribuent, principalement aux SDF. La plupart offre aussi un accès aux soins pour nos amis les bêtes.

Cliquez, visionnez, donnez !

Nous vous avions présenté Goodeed dans UP numéro 4. Venez rencontrer son fondateur, Vincent Touboul Flachaire, à 8h30 au Café monde et médias à Paris, le 14 octobre 2014. Invité de notre UP Café sur la solidarité alimentaire, il vous parlera de goodeed.me : pour financer un don, l’Internaute visionne une petite vidéo de 2 minutes. Rien de plus !

Une sphère participative

Des distributeurs qui ne savent pas à qui donner, des associations d’aide alimentaire en manque de nourriture et au milieu, des lieux de collecte un peu perdus. Face à ce constat, la société francilienne Eqosphere a décidé de lancer une plate-forme sur Internet et bientôt, une application à destination des particuliers. Objectifs : réunir tous ces protagonistes et généraliser la revalorisation des surplus et des invendus. “Résultats : le volume des dons peut être multiplié par deux et le volume des déchets des acteurs réduit de 15 %“, précise le fondateur Xavier Corval.

Glanage versus gaspillage

Du temps disponible ? Plusieurs associations organisent des glanages (ou récup’), en particulier chez les maraîchers. Les légumes récoltés sont ensuite offerts aux banques alimentaires. Tout le monde y trouve son compte : le producteur ne perd pas sa récolte et les banques reçoivent des produits frais. L’association Re-Bon, à Nantes, spécialisée dans le glanage, recherche des bénévoles. Une façon éthique de lutter contre le gaspillage alimentaire.

info inspirante ?
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