Importé par inadvertance des États-Unis en 1944, le crépidule a trouvé des conditions climatiques favorables à son épanouissement dans les eaux européennes. Et c’est là que réside le problème. De nature expansive, ce coquillage risque à terme de détruire l’écosystème des huîtres et des moules de Bretagne et de Normandie. Mais dans le même temps, les industries spécialisées dans les huîtres et les moules ont trouvé le moyen de rentabiliser le crépidule. La chair ressemble à s’y méprendre à celle de la Saint-Jacques et elle est très prisée en Asie. Plus précisément, le Japon, la Corée ou la Chine sont déjà intéressés par les qualités gustatives et nutritionnelles de ce produit. Enfin, la coquille aussi peut être exploitée. Un projet Vecop, porté par le Pôle mer Bretagne, s’achèvera d’ici à un an sur ce point.

La crépidule pourrait être utilisé comme amendements agricoles ou calcaires, pour les travaux publics (pavés drainant pour trottoirs, bordures,… ). Reste à savoir qui sera victorieux entre économie et écologie.


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