Pour défendre phoques et baleines, il emploie la méthode forte. Présenté dans le cadre du Festival du Vent, le documentaire « Confessions d’un éco-terroriste » retrace quelques opérations coup de poing de l’association de protection marine Sea Shepherd et de son amiral Paul Watson. Une projection suivie d’une conférence de la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali.

Spécialiste de l’éperonnage de navires considérés comme brigands, le Canadien Paul Watson a déjà envoyé neuf baleiniers par le fond. Exploits qui lui ont valu l’étiquette de pirate du nouveau millénaire. Depuis plus de 30 ans, il traque les pêcheurs à filets dérivants, les braconniers et chasseurs de baleines.

Le documentaire fait la part belle à la virilité de certaines opérations. « Vous privilégiez trop l’action à la réflexion » reproche même un spectateur. La présidente de Sea Shepherd ne l’entend pas de cette oreille : « il n’y a jamais eu le moindre blessé pendant nos opérations. Il faut savoir que nous n’agissons que lorsque toutes les voies de négociations ont échoué. Nous privilégions toujours l’expertise et la discussion ».

Le pirate devenu fugitif

D’ailleurs Lamya Essemlali s’amuse de l’adjectif d’éco-terroriste : « nous l’employons avec une certaine dérision » reconnaît-elle. Très fière de ce documentaire, tourné en 2011, la présidente de la branche française de l’association est une proche de Paul Watson qu’elle cherche aujourd’hui à aider. Devenu fugitif dans les eaux internationales, et pour échapper à un mandat d’arrêt du Costa Rica relayé par Interpol, le Canadien chercherait à obtenir le statut d’exilé politique écologiste en France. 

La bande-annonce du film "Confessions d'un éco-terroriste" de Peter Jay Brown/ Etats-Unis/ 2011/ 90 minutes: 


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