Besoin de 100g de noix de coco râpée pour une recette ? Pas le choix : vous achetez un sachet de 250g. Mais ça, c’était avant l’émergence de boutiques, où, muni de sacs en tissu, bouteilles consignées ou autres boîtes en plastique, le consommateur achète en juste quantité. Anti-gaspi, économique et écologique, ces épiceries nous emballent !

À Versailles, l’épicerie est plus folle  

« Le juste produit, à la juste qualité, au juste prix, à la juste quantité, avec le juste impact sur l’environnement. » C’est ainsi que Didier Onraita résume l’esprit du réseau de boutiques Day by Day. Ses objectifs : démocratiser la consommation responsable via le « vrac » et « redynamiser le commerce de proximité, en étant complémentaire de l’offre de produits frais des boulangers, bouchers et primeurs. »
On y trouve des denrées sèches type biscuits apéritifs, huiles, épices. Parfois elles sont bio, mais pas forcément. « Certains aliments sont encore trop chers en bio. Nous essayons de proposer des produits au même prix qu’en supermarché mais de qualité supérieure », précise le fondateur. Le réseau lancé en 2013 avec une boutique à Versailles, en compte quatre aujourd’hui en Île-de-France et à Lille. L’impulsion est lancée : de nouvelles franchises sont déjà prévues d’ici la fin de l’année.
www.daybyday-shop.com

Jamais sans ma flasque à Villeneuve d’Ascq

Le cheval de bataille de Gérard Bellet, c’est le zéro déchet. Comment ? En proposant aux boutiques et épiceries, un service de consignes de bouteilles, sous la bien-nommée appellation Jean Bouteille. Ce dispositif comprend des fontaines à liquides, des étiquettes et bien sûr…, des bouteilles. Pour le contenu, vendu « en vrac » (vin, huile, vinaigre, etc.), c’est la boutique qui s’en charge. « J’ai voulu que le dispositif soit très peu contraignant : l’idée est de limiter l’impact de la consommation, sans la limiter elle. » Et ainsi de toucher le plus grand nombre, « pas seulement les convaincus ». Depuis mars 2013, Gérard Bellet fournit à deux boutiques du Nord et une à Bruxelles des contenants propres, et récupère les sales toutes les semaines. Ils sont nettoyés au sein d’une entreprise d’insertion. Pour le consommateur c’est donc « mains dans les poches » qu’il se rend en boutique. Seul l’effort de rapporter les bouteilles vides consignées lui est demandé.
www.jeanbouteille.fr

À Bordeaux, des économies à la source

« Nous en avions marre de sortir les poubelles et de voir la quantité de déchets liés aux emballages. D’où notre idée de consommer sans emballages jetables. » Jules Rivet et son associé ont ouvert La Recharge à Bordeaux, en juillet 2014. « Aujourd’hui, nous avons complètement éliminé certains déchets. C’est le cas de la lessive ; notre fournisseur nous l’apporte dans des bidons qu’il réutilise ensuite. Mais aussi pour le miel, les produits laitiers, les confitures… car les pots sont consignés », s’enthousiasme le jeune épicier. « Notre idée est de supprimer les emballages à la source et non d’acheter des produits conditionnés en petit paquets, les déballer pour les vendre en vrac. Nous nous inscrivons dans une démarche d’économie circulaire avec nos fournisseurs. » Avec, à la clé, des économies pour le consommateur : des prix compétitifs et des quantités ajustées à ses besoins.
www.la-recharge.fr

Produits d’origine à Berlin

Le « precycling » plutôt que le « recycling ». Quésaco ? Au lieu de proposer des produits dont l’emballage est recyclable, pourquoi ne pas les supprimer, tout simplement ? Sara Wolf et Milena Glimbovski, deux jeunes berlinoises, ont ouvert Original Unverpackt en septembre 2014. Des produits locaux y sont vendus au poids et sans emballages. « La nature a déjà emballé le concombre. À quoi sert l’emballage en plastique qui l’entoure ? », se sont étonnées les deux entrepreneuses au magazine allemand Süddeutsche Zeitung pour expliquer leur concept bête comme chou. Dans la boutique de Berlin, les consommateurs peuvent ainsi venir avec leurs propres récipients, s’en procurer sur place ou encore, acheter des sacs en papier recyclés. En plus de la démarche environnementale, elles entendent aussi réduire le gaspillage alimentaire grâce au vrac.
http://www.original-unverpackt.de


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