Révéler le meilleur de nous-mêmes, garder le sourire en toutes circonstances, voir la vie du bon côté. Sans tomber dans le positif à tout prix, deux « spécialistes du bonheur » nous révèlent leurs astuces simples et efficaces, que tout un chacun peut adopter. Ne dit-on pas que la bonne humeur préserve la santé ?

Questions à Florence Servan-Schreiber, journaliste, spécialiste de la psychologie
positive et auteur (« 3 kifs par jour » et « Power Patate », éd. Marabout).

Comment garder la pêche au quotidien ?
Tout d’abord, permettez-moi de faire un constat : 40 % de notre capacité à être optimiste ne dépend que de nous. Elle est génétique à 50 % et les 10 % restants sont liés à des conditions extérieures. Pour répondre à votre question : il faut avoir une façon de regarder les choses qui fait que, très souvent, on peut en rire. C’est en se trompant et en se relevant que la confiance en soi se crée. Et puis, il y a des avantages sur la santé : les optimistes sont des gens qui ont une meilleure hygiène de vie. Ils se soignent, mangent et s’occupent mieux de leurs corps.

Les Français consomment beaucoup d’antidépresseurs : comment expliquer cela ?
Dans le classement mondial de l’optimisme, la France arrive en 60e position ! Dans l’imaginaire collectif, ce n’est pas normal si ça va bien. C’est quelque chose que nous
entretenons. L’être humain, pour survivre, accorde toujours plus d’importance à ce qui ne va pas. C’est ça qui nous permet de sentir le danger et donc de réagir.

Quels conseils donneriez-vous aux pessimistes ?
Travailler leur capacité d’émerveillement, avoir de la gratitude, dire « merci » à quelqu’un, à la vie, à une instance supérieure si je suis croyant. Se dire : « J’ai de
la chance. » Jouer avec la vie plutôt que de s’en affoler. L’optimisme est un angle de vue. Quelqu’un de positif va faire en sorte que chaque chose l’intéresse, il gardera son attitude d’ouverture vers tout ce qui se passe. Les émotions positives comme l’amour, la joie, le rire, l’espoir, l’inspiration influent sur la santé.

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