Il mesure 58 cm pour 4,8 kg, a des yeux ronds comme des soucoupes, un air mutin et une capacité à enregistrer l’information… infinie ! Pendant 1 mois, il a squatté la classe de CP de Malika, enseignante à l’école La Malmaison, à Rueil. Nous avons assisté à son dernier jour de classe.

8h30 dans la petite salle bordant la cour de récré. Au mur, les affiches sur les nombres côtoient les frises d’alphabet. Décor classique d’écoliers. Mais un détail attire l’oeil. Assis nonchalamment sur une table, adossé au mur, un petit nouveau. Regard dans le vague et statisme total. C’est Nao et c’est un robot. Arrivé début juin dans la classe, il assiste l’enseignante. En cette veille de grandes vacances, Malika Alouani a prévu un programme léger. Pendant qu’elle assure une séance d’écriture avec la classe, 5 enfants viennent s’installer autour du petit androïde.

Patience sans limite

D’un clic de souris, Malika lance le robot pour un atelier devinettes. De sa voix métallique, Nao commence : « Je suis un aliment, je suis sucré, on me trouve dans un paquet, les enfants adorent me manger, je suis ? » La machine répète, laisse le temps de répondre et finit par donner les solutions qu’elle épèle. Nao est bavard et malgré son air un peu pâlot (il est blanc et bleu), il parle avec les mains comme un vrai méditerranéen. Ses atouts sont nombreux : en plus d’une patience sans limite et d’un ton toujours cordial, le robot épaule l’enseignant. « Il permet aux élèves de s’auto-gérer et de se responsabiliser, confirme Malika. Ils sont acteurs de leur apprentissage et moi je peux m’occuper d’un groupe à côté. » Joachim, Margaux, Antoine et les autres savent parfaitement diriger l’appareil. Ils sont attentifs à ses paroles, même si question autorité, Nao se fait parfois déborder. « Vous êtes prêts ? », demande-t-il. « Oui », répond Joachim de sa petite voix. L’enfant répète et Antoine s’impatiente : « Mais t’es sourd ou quoi Nao ? » Le petit androïde vient en fait de se mettre en pause.

Langage python

Une séance de 10 mn avec Nao se prépare bien en amont. « Ce n’est pas l’écriture du programme en lui-même qui prend du temps mais l’anticipation du scénario », estime Malika.

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