Tout en punch et en tchatche, la co-fondatrice de SenseSchool et des médiatiques Disco Soupes n’aime pas mettre son seul mérite en avant. Pour entreprendre, Caroline Delboy rejoint des projets qui l’inspirent ou s’entoure d’une belle émulation. Son moteur : les rencontres et les découvertes. Sa spécialité : transmettre à son tour.

Il a suffi d’un week-end. À Berlin, une amie l’emmène éplucher des carottes en écoutant de la musique électro ! « Quelque chose de magique se passait », se souvient Caroline Delboy. Ni une ni deux, elles exportent les Disco Soupes quelques semaines plus tard, à Paris, en mars 2012. Cuisiner en groupe des rebuts de fruits et légumes, une idée farfelue ? « La musique et la nourriture sont des ingrédients fédérateurs », explique la jeune femme de 27 ans. Rien de mieux pour expliquer les tonnes d’aliments jetées chaque jour. Une association de bénévoles s’organise, les médias couvrent ces rassemblements festifs avec délice, des antennes locales se créent, de grosses popotes sont organisées aussi bien dans l’espace public qu’au Palais de Tokyo. « C’est parti comme un feu de poudre. » Au bout de deux ans, la petite communauté a gagné « en poids, crédibilité et influence », jusqu’à participer à un groupe de travail au gouvernement. Caroline Delboy cite l’un des membres de Disco Soupe : « L’État, c’est nous. » Les bénévoles, les optimistes, les actifs…, dont elle est.

Joie à partager

Avec ses boucles mi-folles, mi-raison, cette ex de l’ESCP, une école de commerce 
parisienne, ne tient pas en place.

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