Chères, inutiles, dangereuses, les huiles essentielles ? De petits groupes d’irréductibles amateurs apprennent à en faire bon usage, lors d’ateliers ouverts à tous les curieux. Testé pour vous : 1h30 anti-douleur.

Un méli-mélo d’effluves flotte dans la petite boutique. Derrière sa façade jaune, une table haute accueille une dizaine d’habitués, au coude à coude, dont Aude Maillard, docteur en pharmacie et aromathérapeute. Une qualification bien poétique, qui contraste avec l’intitulé du jour : les huiles essentielles et la douleur. « En aroma, il y a tout un arsenal pour agir sur les muscles, les nerfs, la peau, le psychique, mais aussi des douleurs plus lourdes, explique la spécialiste. Dans les hôpitaux, le service obstétrique et paradoxalement, celui des soins palliatifs commencent à les utiliser. » Par exemple, pour la gestion des effets secondaires des médicaments. Tous ici sont convaincus : les huiles essentielles sont un soutien précieux aux phénomènes du corps. À commencer par la gaulthérie.

C’est un peu fort

« Ça sent les vestiaires ! » Le petit flacon de « gaulthérie couchée » fait le tour des nez. L’odeur est familière des sportifs, qui l’utilisent pour préparer leurs muscles à l’effort ou pour les soulager. Originaire d’Asie, la plante avec laquelle l’huile est fabriquée, est en quelque sorte le pendant naturel de l’aspirine. On l’applique diluée, pour soigner l’arthrose, les rhumatismes, les tendinites et autres torticolis, car cet anti-inflammatoire chauffe la zone massée. « Scientifiquement, son action se vérifie par le niveau de globules blancs », précise Aude Maillard. Tout comme la menthe poivrée, elle est aussi efficace contre les migraines. À l’aveuglette, l’aromathérapeute cherche une petite fiole dans une caissette en bois. Elle montre d’un geste gracieux, comment appliquer la menthe en cas d’urgence, en partant du front vers les joues.

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