Le fondateur de Kinomé accompagne des projets de reforestation en Afrique et en Amérique latine. Entre deux voyages, UP le mag a interrogé l’entrepreneur social pour qui l’arbre est indispensable.

En 2014, au journal La Croix, Nicolas Métro expliquait que l’économie était « en panne » car elle avait mis de côté « le social et le solidaire ». Lui pense que le seul but de « l’entreprise est d’améliorer la vie des gens dans le temps et l’espace ». Lui a fini par le saisir après avoir travaillé pour Moët-Hennessy, la marque de champagne, et Ubisoft, le studio de création de jeux vidéo. Ces expériences dans la poche, après des études dans une école de commerce, il change radicalement de voie, et lance sa boîte en 2005 pour soutenir des projets de reforestation dans le monde, alors que, chaque jour, des milliers d’arbres sont rasés.

« Il faut mettre un terme à ce suicide collectif inconscient, nous glisse ce petit-fils de forestiers. Nous ne pouvons vivre sans les arbres. Ils nous offrent le gîte, l’eau, le couvert, les soins et nous inspirent. » Le nom de son entreprise, Kinomé, signifie d’ailleurs… « l’œil de l’arbre », en japonais. Sa mission consiste à changer le regard des êtres humains sur la forêt et, en particulier, via l’éducation. « Plus de 20 000 enfants ont planté des arbres avec nous depuis 2005 », explique-t-il, peu de temps après avoir participé à un débat en région parisienne, sur le film L’intelligence des arbres, qui montre que, dans les bois, les végétaux, solidaires, communiquent entre eux pour se protéger.

Sur la route…

« Ma vision est celle d’un monde où tous les enfants peuvent répondre à leurs besoins fondamentaux, exercer leur plein potentiel et profiter des bienfaits de la nature. C’est possible. Nous le voyons chaque jour dans nos projets aux quatre coins du monde. » Depuis sa naissance voilà 12 ans, Kinomé trace sa route en Afrique, ainsi qu’en Amérique latine et travaille avec des ONG locales, des agences internationales, et des gouvernements, aussi.

Résultat : Nicolas Métro, qui a intégré le réseau des entrepreneurs sociaux Ashoka, voyage beaucoup. Fin novembre 2017, il était en Ouganda pour mettre au point un projet de développement autour du Parc national de Kibale (Sud-Est), et, dit-il, « réduire la pauvreté et le braconnage associé ». Début décembre 2017, à peine était-il rentré qu’il s’est à nouveau envolé, cette fois pour la Colombie puis le Panama.

Cet article est extrait du numéro 18 de UP le mag, que vous pouvez acheter sur notre boutique.


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