EN BREF – En proposant des logements à loyers modestes et un accompagnement sur-mesure, l’association veut aider les plus modestes à trouver une solution de logement pérenne.

La situation peut paraître ubuesque. D’un côté, des SDF sont empêchés de s’installer sur les trottoirs des villes à coup de mobilier anti-sdf et, de l’autre, est constaté un manque criant de solutions d’hébergement qu’elles soient d’urgence ou pérennes. Pour lutter contre ce fléau des personnes sans toit pérenne, le Secours catholique a annoncé le lancement d’une agence immobilière à vocation sociale (AIVS) en Île-de-France. Plus que proposer un logement pérenne à des locataires aux revenus modestes, l’association envisage d’accompagner les bénéficiaires de cette agence dans leurs démarches administratives (Caf, RSA…) et de réinsertion.

200 logements sur quatre ans

Reste à trouver les logements. Pour cela, l’association entend passer des accords avec des propriétaires de logements vacants. En échange d’un loyer modéré, l’association se portera caution pour les locataires et garantira le paiement des loyers. Objectif de l’agence qui devrait démarrer son activité fin 2018 début 2019 : 200 logements gérés les quatre premières années.

Avec ce dispositif expérimental, le Secours catholique veut démontrer que cela coûte moins cher à l’État de mettre à disposition un logement pérenne. Selon les calculs de l’association : un SDF coûte 20 000 euros par an à l’État, entre les allers-retours dans les hébergements d’urgence et les hospitalisations, quand une solution telle que celle proposée s’élève à 7 000 euros. L’espoir étant que les dispositifs expérimentaux “Logement d’abord” du Secours catholique ou “Un chez soi d’abord” lancé par l’association Aurore, puissent être généralisés dans un avenir proche. C’est d’ailleurs ce que prévoirait le futur plan logement du gouvernement. 


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