EN BREF – Une étude de l’INSEE, publiée mardi 5 décembre, montre que, contrairement aux idées reçues, les Français les plus aisés ne sont pas forcément ceux qui ont les comportements les plus écolos.

L’INSEE vient de publier une série de documents de référence sur le thème «Les acteurs économiques et l’environnement ». Parmi ces nombreuses études, l’une est consacrée à « l’inégale capacité des ménages à agir en faveur de l’environnement » et revient sur les pratiques écologiques de différentes catégories de population. Il est ressort que le niveau de vie n’est pas le facteur le plus déterminant. Les Français les plus écolos sont avant tout ceux qui ont le plus de convictions, quelle que soit leur catégorie.

En fait, avoir un niveau de vie confortable peu avoir des effets positifs autant que négatifs. Par exemple, plus aisés utilisent plus souvent leur voiture que les ménages les plus modestes, font moins souvent du covoiturage et prennent plus souvent l’avion. Autant d’habitudes de transport qui contribuent à augmenter le réchauffement climatique. De même, concernant la réduction de la consommation d’eau, les 10 % des ménages les plus aisés ont trois fois plus tendance à n’y accorder qu’une faible attention que les 10 % des ménages les plus modestes. Ils sont également moins regardants sur leur consommation de chauffage.

En revanche, les plus favorisés achètent plus souvent des produits bio et entreprennent plus facilement la rénovation énergétique de leur logement. Cela s’explique par leurs revenus plus élevés, leur permettant d’accéder à certaines de ces pratiques. Mais dans le même temps, leur fort pouvoir d’achat leur permet aussi de consommer plus de viande, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement.

Peu de différences entre hommes et femmes

En termes de genre, il y a peu de différences entre les pratiques écologiques des hommes et des femmes. On constate jusque les femmes consomment moins de viande et utilisent légèrement moins la voiture et le vélo. Par contre, elles portent un regard plus négatif sur l’état de l’environnement.

En termes d’âges, les disparités sont un peu plus importantes. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les jeunes ne sont pas toujours les plus exemplaires. Les plus âgés se montrent par exemple plus attentifs à la présence d’écolabels sur les produits qu’ils consomment et plus soucieux du tri sélectif des déchets. Mais les jeunes sont plus souvent prêts à payer plus cher pour investir dans une électricité d’origine renouvelable.

Les pratiques écologiques les plus répandues :

– 8 Français sur 10 disent faire le tri

– 2 Français sur 3 se soucient de limiter la température dans leur chambre

– 3 ménages sur 5 s’efforcent d’acheter des produits de saison et sont prêts à payer un peu plus cher pour consommer des fruits et des légumes issus de l’agriculture biologique

Mais… plus de la moitié des enquêtés privilégient toujours l’usage de la voiture au quotidien. 


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