L’équipe de Cash Investigation file, pour sa dernière enquête, jusqu’en Ouzbékistan et révèle l’envers du décor de la production de coton. La mode peut-elle être vraiment éthique et responsable ? UP le mag se pose aussi la question dans le prochain dossier.

2,5 milliards de TLC (textile, linge, chaussures) sont mis sur le marché tous les ans en France soit 600 000 tonnes, qui représente  environ 9,2 kg par an et par habitant (d’après l’organisme Eco-TLC).

Dans le dernier numéro de Cash Investigation, les équipes d’Élise Lucet ont décidé de découvrir la face cachée des vêtements en coton que l’on porte, de remonter la filière de la mode pour voir d’où il vient ! Direction : les champs d’Ouzbékistan et du Bangladesh, où les journalistes ont montré les conditions de travail effarantes des employés, obligés de bosser sans être payés convenablement. Des mineurs sont aussi mis à contribution.

Rendez-vous le 20 décembre pour un débat organisé par UP

L’équipe de Cash découvre que le coton ramassé dans des conditions déplorables est… récupéré par les grandes marques qui nous habillent chaque année. Et ce, bien qu’elles déclarent le boycotter. Les enseignes de la fast fashion, promettent de plus en plus une traçabilité exemplaire et  assurent que le coton utilisé par les tee-shirts et autres jeans reste respectueux de l’environnement. Mais rien n’est moins sûr, explique Élise Lucet à l’antenne. Néanmoins, le business est faramineux, selon le documentaire, passé sur France 2 le 28 novembre : « 37 milliards d’euros filent dans la poche des négociants », raconte la voix-off.

La mode peut-elle être vraiment éthique et respectueuse de l’environnement ?  Comment mieux consommer, et moins ? Cette double question, on l’a posera lors d’un débat organisé par UP le 20 décembre à Paris en présence de Hélène Sarfati-Leduc, consultante en mode responsable auprès des marques et enseignes au French Bureau, de Thomas Huriez, le fondateur de la marque 1083, qui propose jeans et baskets éco-conçus grâce à un coton bio filé, tissé, teint et cousu à moins de 1 083 kilomètres de ses clients, et d’Anna Balez, qui a monté Tale Me, une start-up de location de vêtements pour femmes enceinte et enfants, inscrite dans l’économie circulaire.

En attendant cet événement, vous pouvez retrouver le Cash Investigation en replay sur le site de Franceinfo.


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