La journaliste spécialisée dans le développement durable Élise Rousseau publie Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation. But de l’opération : alerter sur les dangers de la société de consommation qui pèsent sur notre planète. Le tout avec légèreté.

Tout démarre avec une radio qui tombe en panne. Le poste grésille et, pas de chance pour sa propriétaire, le produit n’est plus garanti depuis… 10 jours. Un vendeur lui propose alors d’en acheter une nouvelle, plutôt que de la faire réparer, puisque c’est « moins cher ». Mais cette solution, la narratrice la trouve stupide. Pourquoi dépenser des sous, en effet, quand on peut s’en passer ? L’article endommagé peut être rafistolé dans des ateliers d’auto-réparation, des espaces permettant de lutter contre l’obsolescence programmée. Voilà, le gros mot est prononcé.

Mais pourquoi j'ai acheté tout çaAu travers de la bande dessinée Mais pourquoi j’ai acheté tout ça !?, la narratrice, la journaliste Élise Rousseau, entend partir au combat et dénoncer le fléau de la société de consommation, au sein de laquelle tout nous pousse à l’intérieur des magasins aux vitrines soit-disant alléchantes. Opérations commerciales, publicités attractives… tout est fait, tout le temps, pour que vous chauffiez la carte bleue. Et c’est ce que pointe du doigt l’auteure tout en humour et légèreté.

Une manif’ contre la surconsommation ?

On suit les aventures de la narratrice, accompagnée d’un monstre… vert représentant la surconsommation. Celui-ci ne cesse de lui proposer qu’elle se procure le dernier jean à la mode – avec des trous pour faire vieux avec du neuf –, ou, encore, qu’elle déguste un hamburger avec frites et mayonnaise. Mais, toujours, elle renonce, préférant vivre sans la dernière télé à écran plat ou de l’iPhone, qui va, de toute façon, s’abîmer en tombant au sol d’un jour à l’autre.

De là à vanter l’œuvre de Pierre Rabhi, adepte de la sobriété heureuse, il n’y a qu’un pas qu’elle franchit aisément, appelant même les lecteurs à battre le pavé… pour lutter contre la surconsommation. Une mobilisation utile d’un point de vue écologique, puisque cela permet de faire sa part du colibri et sauver des parcelles d’arbres, menacées par la déforestation, et même certaines espèces en grand danger. Car, en achetant un smartphone, vous contribuez, notamment, à faire du mal aux gorilles. Et ce en raison de l’exploitation intensive des mines de coltan dans des zones où vivent les grands singes, en République démocratique du Congo, notamment.

Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation, Élise Rousseau (octobre 2017) : 15,90 euros.

La journaliste souhaite avec cette BD donner des « solutions et de l’espoir ».


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