Les aborigènes en charge de la gestion célèbre rocher Uluru, en Australie, ont décidé qu’à partir d’octobre 2019, les touristes devront se passer de l’ascension de ce lieu sacré.

Le mont Uluru, que l’on appelle parfois Ayers Rock, est un énorme rocher rouge de 10 kilomètres de circonférence et 350 mètres de haut. Il est classé au patrimoine mondial de l’humanité. Plus de 300 000 personnes s’y rendent chaque année. Et certaines se lancent dans son ascension, malgré les dangers que cela représente. Une trentaine de personnes  y ont d’ailleurs perdu la vie depuis les années 1950. Mais cela ne devrait plus se produire dans les prochaines années. Car le rocher Uluru est aussi un site sacré appartenant à des Aborigènes, les Anangus, et ces derniers ont annoncé début novembre qu’il ne serait plus possible de l’escalader à partir du 26 octobre 2019.

Le président du conseil d’administration du Parc national d’Uluru-Kata a expliqué à cette occasion que le rocher Uluru était « un lieu extrêmement important, pas un parc à thème à la Disneyland« . Mais il a rappelé qu’il n’était pas contre le tourisme, juste contre la pratique de l’escalade sur ce lieu sacré. Chacun pourra continuer d’admirer le rocher autant qu’il le veut. Selon Courrier International, la date du 26 octobre n’a pas été choisie au hasard : les territoires situés autour d’Uluru et de Kata Tjuta (un massif voisin) avaient été rendus aux Aborigènes le 26 octobre 1985, avec la condition que les deux sites resteraient gérés pendant quatre-vingt-dix-neuf ans par le service australien des parcs et forêts.


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