EN BREF – Des eurodéputés ont récemment saisi la Commission européenne pour lui demander d’agir face à la multiplication des cas de miel frelaté. Miels coupés avec du sirop de maïs ou de riz, faussement étiquetés bio, ou prétendus d’origine française… Les manières de frauder pour faire vendre du miel se multiplient, au détriment des producteurs et des consommateurs.  Selon des tests menés en 2015 par la Commission européenne sur plus de 2 000 échantillons de miel, 32 % des miels vendus dans l’UE n’étaient « pas conformes ou soupçonnés de ne pas l’être ». La même année, une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, révélait que près de 43 % des miels analysés en France ont été déclarés « non conformes » ou « non satisfaisants », rappelle le site Euractiv.fr.

« Le miel constitue aujourd’hui le troisième produit le plus frelaté dans le monde », écrivent les eurodéputés Éric Andrieu, Jean-Paul Denanot, Guillaume Balas, Gilles Pargneaux et Virginie, dans une question adressée le 5 septembre 2017 à la Commission européenne. Ils réclament une révision des règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale, de traçabilité et d’étiquetage des produits, ainsi que la mise en place d’analyses plus poussées pour détecter les fraudes. En soit, les produits ne sont pas forcément mauvais, mais le fait qu’ils soient vendus avec des étiquetages mensongers et à des prix défiants toute concurrence impacte l’industrie apicole. La Commission européenne dispose de six semaines pour répondre aux eurodéputés. Pour aller plus loin : L’enquête du Figaro, « Le miel, ce nouvel or jaune qui attise les trafics en tout genre ».


Commentaires