EN BREF – C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot présente, en ce mercredi 6 septembre, un texte en conseil des ministres pour en finir avec la production d’hydrocarbures en France. Une mesure symbolique qui doit être examinée au Parlement.

La loi est censée mettre un terme à la recherche de nouveaux gisements de pétrole ou de gaz, en interdisant l’attribution de permis d’exploration d’hydrocarbures. Le gouvernement veut que cela s’applique autant sur terre que sur mer, en métropole aussi bien qu’en Outre-mer.

Les concessions existantes ne seront pas renouvelées au-delà de 2040, prévoit la loi. Le texte indique ainsi que la production devrait être stoppée à cette date, soit dans 23 ans. Actuellement, la France produit 815 000 tonnes de pétrole par an et il y a 63 concessions en cours de validité (ce qui ne correspond qu’à 1 % de la consommation nationale, la France important en masse pétrole et gaz pour le transport ou encore le chauffage) . La France devrait donc être, glisse l’AFP citant l’ex-animateur écolo, « le premier grand pays industriel à oser prendre unilatéralement cet engagement ».

Encore faut-il que le texte soit examiné au Parlement, et notamment à l’Assemblée nationale où Emmanuel Macron dispose d’une large majorité.

Fin des voitures diesel

La fracturation hydraulique était déjà interdite depuis 2011 pour éviter la pollution associée à ce mode d’extraction. Et la loi prévoit d’aller plus loin : Nicolas Hulot veut interdire l’extraction des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste), quelle que soit la technique utilisée. En juillet dernier, le ministre, qui a intégré à la surprise générale le gouvernement d’Edouard Philippe, avait déjà annoncé vouloir mettre fin aux ventes de voitures diesel ou essence dans le pays d’ici à 2040.

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