Peinture, sculpture, street-art, etc. En France, les expositions estivales ne manquent pas. Difficile de faire son choix quand toutes attisent la curiosité et suscitent l’émerveillement. Pour vous aider, UP le mag en a sélectionné trois : forcément, en rapport avec l’environnement et promotrices de bonnes initiatives. 

L’été, c’est l’occasion de flâner tout en admirant le paysage. Des décors de rêve qui, selon la destination, sont malheureusement en voie de disparition. Jamais la Terre n’a été aussi surmenée. Depuis le 2 août, l’humanité vit à crédit puisque nous avons déjà épuisé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an. Des expositions nous rappellent à quel point il est important de préserver la nature si nous ne voulons pas que l’invitation au voyage ne s’évapore dans un nuage de fumée…

Corail, coeur de vie à l’Aquarium de Paris

Ce n’est plus un secret : les coraux sont en danger. En cause : le réchauffement climatique et l’acidification des océans par l’augmentation du taux de gaz carbonique qui provoquent chez ces êtres vivants des périodes de blanchiment à répétition (ce qui est dû au manque de nutriment). Les coraux peuvent certes se régénérer. Le problème, c’est qu’ils n’en ont plus le temps, les épisodes de blanchiment sont de plus en plus rapprochés.

L’objectif de cette exposition, qui présente pas moins de 79 espèces de coraux, est de sensibiliser le spectateur sur leur avenir incertain tout en présentant les initiatives déjà en place pour les protéger. La disparition de ces grands réservoirs de biodiversité entraînerait des conséquences désastreuses pour les océans. Protections côtières, les coraux sont à la base de la formation de plusieurs milliers d’autres écosystèmes.

Ils représentent à la fois un patrimoine mondial naturel de par l’âge des récifs mais aussi un patrimoine mondial humain du fait de l’existence de ces cultures. Ils sont notre héritage et celui à transmettre aux générations qui nous suivront.

Jusqu’au 30 septembre 2017.

Vies d’ordures au Mucem de Marseille

Difficile de faire l’impasse sur les déchets tant ils ont pris une place immense dans nos vies. Nous en produisons 7 milliards de tonnes par an, faisant de la Terre une « poubelle-monde ». Comment gérer toutes ces ordures qui finissent bien souvent dans la mer ? Comment les transformer et les revaloriser ? Comment jeter de manière responsable ? Cette exposition, organisée par le premier grand musée national consacré à la Méditerranée, aborde les enjeux écologiques qui se posent aujourd’hui sur l’une des mers les plus polluées au monde avec 250 milliards de déchets micro-plastiques.

Fondée sur des enquêtes ethnographiques, elle nous invite également à réfléchir au monde que nous créons et partageons avec d’autres. La façon dont chaque société gère ses ordures dit finalement beaucoup d’elle-même. Dans chaque pays qui borde la Méditerranée, des hommes et des femmes s’attellent déjà – et parfois, de manière subie – à transformer les déchets : en Afrique du Nord, le plastique devient nattes et paniers colorés ; les bédouins syriens ont longtemps fabriqués des décorations de tentes avec de la laine détricotée ; aujourd’hui, ce sont des réfugiés qui transforment en sac les gilets de sauvetage avec lesquels ils ont traversé la Méditerranée.

De quoi porter un regard plus grave sur ces objets du quotidien qui vont et se défont au gré des tremblements humains.

Jusqu’au 14 août.

La Maison des animaux au Muséum Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand

MUSEE LECOQ INAUGURATION DE L’EXPO LA MAISON DES ANIMAUX © Jean-Louis GORCE

Dédiée au jeune public (de 3 à 12 ans), cette balade pédagogique part sur les traces des animaux du domaine auvergnat. Et cela commence avec Madame la Loutre qui a perdu sa maison. Les petits visiteurs sont chargés de l’aider à retrouver son habitat naturel, parmi d’autres : grottes de chauve-souris, terriers de lapins, de renards, mares aux poissons… Et pour mener à bien ce projet, l’équipe du musée leur confie un livret-jeu qui s’apparente à une revue d’annonces immobilières pour animaux. Plutôt amusant ! D’autant que sur leur route, ils croiseront d’autres espèces animales sympathiques telles que le coucou, le blaireau ou l’araignée tégénaire. Les adultes ne seront pas en reste avec une multitude d’explications détaillées sur les habitats de 52 spécimens. Une promenade semée d’informations qui vous mettra, pour sûr, à l’abri de l’ennui.

Jusqu’au 7 janvier 2018.

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