Guépards, lions, orangs-outans, girafes… De nouvelles extinctions d’espèces sont à prévoir, comme le démontrent  de plus en plus de scientifiques, inquiets pour les éco-systèmes. Comment sauvegarder les animaux en péril ? Faire évoluer ses comportements, respecter davantage la biodiversité au quotidien ne suffira peut-être pas, mais si chacun fait sa part du colibri, cela pourrait contribuer à sauver quelques vies.

Des scientifiques américains et mexicains ont récemment tiré la sonnette d’alarme concernant la biodiversité. Ils parlent de « défaunation » catastrophique pour les écosystèmes : 32 % des espèces de vertébrés ont vu leur population décliner, par exemple. Il reste des solutions, disent les auteurs de l’étude : réduction de la croissance de la population humaine et de sa consommation, utilisation de technologies moins destructrices pour l’environnement, aide des pays en développement à maintenir les habitats naturels et à protéger leur biodiversité. UP fait le point sur des actions qui peuvent être menées au quotidien.

Vive la science participative !

Pour sauvegarder la faune, encore faut-il bien la connaître et, du coup, la recenser. De nombreux étudiants,  notamment des naturalistes en herbe, organisent, sur leur campus, des ateliers pour découvrir faune et flore sur l’espace vert dont ils disposent pour leurs études. Des applications mobiles existent pour recueillir vos trouvailles et découvrir les espèces qui nous entourent, comme NaturaList, de la Ligue de protection des animaux (qui fonctionne dans plusieurs pays). Les données peuvent se retrouver sur le site faunes-France, qui a ouvert récemment. Progressivement, la base de données va être alimentée par les informations recueillies par des associations locales partenaires. En outre, le tout nouveau jeu sur téléphone portable Biodiv Go, dont le nom fait écho au populaire Pokemon Go, a été imaginé pour chasser les animaux dans la rue. Et les inventorier.

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Comprendre le rôle de notre l’alimentation

L’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture intensive a des conséquences notamment sur la vie des insectes, dont les abeilles, et des oiseaux. Elle a aussi comme effet d’appauvrir les sols et de terrasser la vie animale et végétale qui s’y trouve. À l’opposée, une agriculture sans pesticide qui respecte les cycles naturels peut permettre de faire revenir la biodiversité. C’est pourquoi en s’alimentant de produits issus de l’agriculture bio ou allant de ce sens, on participe à une forme de préservation de nos amis les bêtes !

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La chasse et la pêche ont également un impact sur la biodiversité. De nombreuses espèces marines, notamment, sont en voie de disparition à cause de la surpêche. D’où la nécessité de faire attention à ce que l’on mange, évitant les poissons en voie de disparitions, ou pêchés dans des conditions non respectueuses de la faune marine.

Le guide d’achat de WWF :

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Faire attention aux déchets

Certains scientifiques parlent de septième continent pour montrer l’ampleur des dégâts. Les océans sont remplis de déchets en plastique, et de restes de clopes. Une présence nocive pour les fonds marins et la biodiversité aquatique. Des initiatives voient le jour pour nettoyer les eaux et « rendre » un peu d’espace aux animaux qui injectent des éléments polluants. D’autres s’activent pour ramasser les mégots de cigarettes sur le sol des villes pour qu’ils ne se retrouvent pas dans les égouts puis, à terme, à la mer.

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Dire oui aux vacances tranquilles pour tous

Profiter de ses vacances sans déranger les animaux et piétiner les plantes, c’est possible. C’est en partie la raison d’être de ce qu’on appelle le tourisme durable. Quelques idées pour s’inscrire dans cette démarche : faire du Woofing, aller dans un hébergement labellisé « Clé Verte » ou encore une station labellisée flocon vert. Autre élément important : respecter les espaces protégés. Non, ils ne sont pas là pour vous embêter. Saviez-vous qu’il y avait trois réserves naturelles sauvages ?

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