Start-ups, associations et grand public pourront se retrouver dans ce lieu de production, de préparation et d’expérimentation dédié à une cuisine qui respecte l’Homme et la planète.

Le jardin qui entoure le pavillon du Docteur Pierre, à Nanterre, fut longtemps un champ de menthe. Car l’endroit était en fait une usine d’alcool de menthe et de dentifrice, en activité de 1901 à 1960, qui n’avait de « château » que l’apparence, pour attirer le regard des gens qui passaient en train. Aujourd’hui la culture y est de retour, avec l’installation récente d’un jardin en permaculture, en lien direct avec la future vocation du lieu : servir de laboratoire, non plus de l’haleine fraîche, mais de l’alimentation durable. D’ici la fin de l’été, le Château de Nanterre, entièrement rénové, doit accueillir différentes activités autour du bien manger.

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Au rez-de-chaussée, on trouvera l’espace Foodentropie, avec une offre de restauration axée sur l’innovation et la durabilité, ouverte au grand public le midi et les weekends dans un premier temps. « Il y aura un espace « expérimentation des cerveaux » pour l’organisation de conférences et de séminaires et un espace « expérimentation par le goût », où les jeunes talents pourront venir tester leurs concepts, dans des modules de cuisine ouverts, complètement amovibles et fonctionnels », explique Robin Placet, fondateur de Foodentropie.

« Un lieu qui se veut familial »

Il y aura des chefs « résidents », mais aussi des interventions plus ponctuelles lors d’événements. Une sorte de « foodcourt » donc, où le bio, l’anti-gaspi et les circuits courts seront rois. Le programme n’est pas totalement bouclé, mais on sait déjà qu’il y aura un module de culture en hydroponie, de la production de spiruline fraîche et des modules réservés à différentes manières de préparer le café,  avec le torréfacteur artisanal de cafés fins Esperanza. « C’est un lieu qui se veut familial, pas un repère de hipsters », prévient Robin. Le château est d’ailleurs ouvert sur la rue, dans un quartier qui accueillera bientôt de nouveaux logements.

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Le sous-sol sera occupé par United Kitchen, avec 500 m² de cuisines à louer pour des start-ups de l’univers culinaire ou l’organisation d’ateliers ouverts au grand public. Les premier et deuxième étages seront, eux, occupés par des espaces de coworking et des bureaux, gérés par la foncière Etic. Le but de cet endroit est évidemment de créer des synergies entre tous les acteurs qui y évolueront. Le potager de 1000 m² est ainsi géré par l’association Endat, (Education nutritionnelle des diabétiques et aide aux troubles du comportement alimentaire), qui va y proposer, dès la mi-juillet, des ateliers jardinage à des personnes souffrant de troubles alimentaires. Les productions du potager pourront évidemment servir pour les chefs. L’ancienne maison du directeur de l’usine, pourrait, elle, accueillir une épicerie solidaire.

PS : les chefs en devenir peuvent encore candidater auprès de Foodentropie pour un accompagnement.


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