Emmanuel Macron a beau ne pas avoir parlé beaucoup d’écologie durant sa campagne électorale, il a nommé Nicolas Hulot ministre d’État de la transition écologique et solidaire. Avant que l’on connaisse la composition du gouvernement, des ONG environnementales avaient publié une lettre ouverte au nouveau président de la République afin d’exhorter de faire de l’enjeu climatique une priorité de son quinquennat. Ils avaient suggéré au chef de l’État d’organiser une rencontre.

Ce mardi 6 juin, Emmanuel Macron a rencontré des personnalités de la société civile, des membres d’ONG, des entrepreneurs, des chercheurs et des experts lors d’une table ronde sur la « mobilisation » pour le climat. Les associations Réseau Action Climat, Oxfam, WWF, Greenpeace et CLER–Réseau pour la transition énergétique, étaient notamment présentes. Cette entrevue intervenait à quelques jours de la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris, ce qui a fait dire au président français qu’il n’y avait « pas de plan B car il n’y a pas de planète B« .

Le Réseau Action Climat a indiqué sur Twitter que plusieurs axes majeurs avaient été annoncés sur la taxe sur les transactions financières, la fiscalité et le plan d’investissement sur la transition écologique. Emmanuel Macron a annoncé la finalisation de la Taxe sur les transactions financières « avant la fin de l’été », selon Oxfam.

Concernant le nucléaire, le Président aurait annoncé qu’il allait « falloir fermer des centrales nucléaires » et « aller plus vite ». « Nous attendons des actes », lui répond l’association Réseau Action Climat.

De son côté, Benoît Hartmann, directeur général du CLER–Réseau pour la transition énergétique qui fédère près de 300 acteurs de terrain agissant dans les territoires pour la transition énergétique, a estimé, dans une déclaration reprise sur le site de l’association, que « la France peut montrer la voie et soutenir tous les acteurs de la transition énergétique en France et dans le monde : pour cela, Emmanuel Macron doit répondre à leurs attentes en initiant et en défendant les réglementations les plus ambitieuses à toutes les échelles ». Il invite notamment à « mettre en œuvre les moyens permettant d’atteindre les objectifs de la Loi sur la transition énergétique » et « défendre fermement des objectifs ambitieux » à l’échelle de l’Europe.

Greenpeace a aussi rappelé qu’il restait beaucoup à faire pour que la France soit leader sur le climat, avec un message d’avertissement : « gare aux effets de manche ».

Après la rencontre, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, cité par Reuters, a expliqué que le gouvernement allait « faire la démonstration très rapidement que la contrainte climatique » pouvait être « un potentiel incroyable de relance économique ».

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Retrouvez l’article « Ralentir le réchauffement climatique » dans la 9ème édition d’UP le mag

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