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Des chercheurs ont découvert une combinaison d’inhibiteurs issus de plantes qui permettrait de bloquer l’ovulation, laissant entrevoir une solution contraceptive, sans hormones, pour les femmes et les hommes.

Les solutions de contraception comme les préservatifs ou les diaphragmes, fonctionnent comme une « barrière » qui empêche les spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’ovule. Mais une fois arrivés à destination, les spermatozoïdes n’ont pas fini leur travail : ils ont besoin d’activer un processus chimique surnommé « power kick » par les scientifiques, qui leur permet de franchir la membrane de l’ovule. Des chercheurs de l’Université de Berkeley, en Californie, aux États-Unis, ont décidé se concentrer sur ce processus, en vue de développer des solutions contraceptives plus efficaces.

Selon un article publié mi-mai sur le site Proceedings of the National Academy of Sciences, ces scientifiques ont testé une cinquantaine de plantes et découvert que deux substances d’origine végétal ont la propriété de bloquer le « power kick ». Il s’agit du lupéol, que l’on trouve dans les racines de pissenlits, dans les olives et les mangues ; et de la pristimerine, extraite d’une plante rare aussi appelée « vigne du dieu tonnerre », utilisée depuis longtemps à petites dose dans la médecine traditionnelle chinoise.

Des tests en cours sur des primates

Ce qu’il y a de réjouissant dans cette nouvelle, c’est que ces substances pourraient être administrées autant aux hommes, sous forme de patch, qu’aux femmes sous forme d’anneau vaginal, un contraceptif permanent. Sans tous les effets secondaires que produisent actuellement les traitements hormonaux pris par les femmes. Cette solution pourrait même convenir aux antiavortements, qui n’acceptent pas les contraceptions d’urgence consistant à empêcher la migration d’un ovule possiblement fécondé dans l’utérus. Ici, c’est la fécondation elle-même qui pourrait être empêchée, avec un traitement d’urgence.

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Ces premiers résultats sont issus de tests réalisés sur du sperme humain, en laboratoire. D’autres tests ont également débuté sur des primates, dont les spermatozoïdes fonctionnent de la même manière que les humains. Les résultats sont attendus d’ici à la fin de l’année. Selon le site Wired, l’une des scientifiques ayant participé à l’étude affirme vouloir commencer à commercialiser cette nouvelle forme de contraception dans les trois années à venir. Il faudra aussi, d’ici-là, réussir à trouver un moyen de se procurer les substances nécessaires, en quantité suffisante et à un coût raisonnable, pour le portemonnaie et la planète.

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