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Selon l’Agence de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les huiles minérales, présentes sur les emballages alimentaires, sont dangereuses pour la santé.

Haro sur les huiles minérales, présentes dans les encres et adhésifs des emballages alimentaires (en plastique et cartonnés). L’Anses a démontré qu’elles se retrouvaient dans ce qu’on mange et qu’elles étaient nocives pour la santé. Le souci ? Ces huiles minérales sont issues du pétrole et elles touchent les pâtes, le riz ou toutes les autres denrées alimentaires. Problème : les mineral oil aromatic hydrocarbons (moah) et les mineral oil saturated hydrocarbons (mosh) sont cancérigènes. Les premières entraînent également des altérations de l’ADN.

L’agence, auteur d’un avis publié le 9 mai, propose de « limiter l’exposition du consommateur » en utilisant « des encres d’impression, colles, additifs et auxiliaires technologiques » sans moah dans la fabrication des emballages.

Depuis plusieurs années, l’ONG Foodwatch alerte déjà sur la présence d’huiles minérales dans les produits consommés. En octobre 2015, la structure avait publié un rapport à la suite d’une investigation menée dans trois pays (France, Allemagne et Pays-Bas) : « Il en ressort que, sur 42 produits achetés en France, six aliments testés sur dix sont contaminés par des hydrocarbures aromatiques d’huile minérale (moah) ».

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Une couche protectrice

Quelques mois plus tard, Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché, Casino et Système U s’étaient engagées à réduire les niveaux de ces huiles minérales incriminées dans  les produits de leurs marques respectives.

Mais l’ONG Foodwatch veut que les enseignes aillent plus loin. Sa recommandation à l’époque : vendre les produits dans un emballage dans lequel se trouve « une barrière adéquate, un sachet intérieur séparé ou une barrière intégrée à l’emballage dans le carton, (qui) peut protéger efficacement des substances toxiques migrant vers les aliments ». L’Anses, justement, « recommande l’utilisation de barrières permettant de limiter la migration des moah de l’emballage vers les aliments » et propose des « revêtements agissant comme des barrières ( acrylate, polyamide etc.) »

Citée par Le Monde, Karine Jacquemart, la directrice de Foodwatch, exige que les « autorités publiques prennent des mesures, sinon nous sommes à la merci des engagements volontaires des uns et des autres ».

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