Les courses Vertigo mettent une bonne dose de sport au profit de causes sociales et humanitaires. Développées par Play International, elles mobilisent les entreprises et le grand public. Deux courses Vertigo se tiendront cette année : Vertigo First (18 mai) et Vertigo Maison de la Radio (24 septembre). Antoine Biard, le responsable de la communication de Pl4y International, nous en parle.

Pouvez-vous nous présenter cette course Vertigo ?

Vertigo est un concept de collecte de fonds imaginé par Play International, il y a cinq ans. L’idée était d’investir l’univers de la course à pied pour mobiliser les entreprises ou le grand public qui souhaitaient soutenir les programmes d’éducation par le sport de l’ONG. Nous avons regardé ce qui se passait autour de nous, et on s’est aperçu qu’il y avait pas mal de courses horizontales à Paris, car le running vit une croissance exponentielle depuis une dizaine d’années. On a testé des courses comme les 20 km de Paris : nous engagions une vingtaine de personnes sensibles aux projets de PLAY International et leur participation représentait un don pour l’ONG . Mais nous avions envie d’aller plus loin en étant propriétaire de notre course. On a donc décidé d’investir un autre format de course… le vertical ! Mais Vertigo est surtout un excellent prétexte pour soutenir l’ONG.

Si j’ai bien compris, il y a deux courses, l’une pour les entreprises et l’autre pour le grand public ?

Effectivement, Vertigo First est davantage destinée aux entreprises. Mais les deux courses sont ouvertes au grand public.

Vertigo First a lieu dans la Tour  du même nom (48 étages à gravir seul ou en relai),  le plus haut gratte-ciel d’Europe, qui se situe dans le quartier de la Défense, à Paris. Elle mobilise cette année 143 équipes-entreprises. Le grand public peut aussi y participer en créant des pages de collecte en ligne. Un seuil minimum de collecte (48 euros) est à atteindre afin d’obtenir son dossard et pouvoir être sur la ligne de départ le jour de la course.

L’autre course s’adresse à un public plus large, plus familial. Elle a lieu depuis deux ans à la Maison de la Radio, l’emblématique siège du groupe Radio France à Paris (22 étages et 365 marches à gravir). Nous proposons à nos publics de découvrir la maison ronde autrement. Bonnes ondes garanties !

« Un événement installé »

C’est la 5ème édition de cette course, quels sont les ingrédients de sa longévité ?

Premièrement, l’énergie qu’on y met pour l’organiser. L’originalité du concept aussi, avec ce format course atypique La dimension solidaire de Vertigo est également une clé de son succès ! Enfin, les entreprises partenaires qui nous suivent depuis le début de l’aventure, en mobilisant entre 40 et 60 collaborateurs chaque année. C’est cette fidélité qui fait que cet événement est installé dans le paysage parisien.

Vous avez des ambassadeurs prestigieux, tels que Fabien Barthez ou  Sébastien Chabal. Est-ce que cela donne une sorte de légitimité supplémentaire à Vertigo précisément et vos activités en général ?

PLAY International a fait du sport le socle de tous ses projets éducatifs et humanitaires, donc forcément nous attirons les sportifs. Depuis 1999, la date de création de l’association, ils sont bienveillants à notre égard et s’impliquent sur le terrain avec les enfants  ou lors de nos actions événementielles. Ils défendent le fait que le sport est un formidable outil d’éducation. Et nous aussi ! Tony Estanguet (champion olympique de canöe, ndlr), Emmeline NDongue (joueuse française de basket-ball), Laurence Fischer (triple championne du monde de karaté), Arnaud Assoumani  (quintuple médaillé paralympique) ou encore Luc Abalo (double champion olympique de handball, ndlr) s’impliquent dans la durée avec nous, c’est un message positif.

Vous me parliez des programmes à l’international, que les fonds récoltés dans le cadre de Vertigo permettent de développer. Pouvez-vous m’en citer des exemples ?

L’ONG porte effectivement plusieurs programmes déployés à l’étranger. Actuellement, nous sommes installés au Kosovo, au Burundi, en Inde ou en Angleterre.  On aimerait imaginer d’autres activités en Haïti ou dans le cadre d’une régionalisation de nos missions actuelles.

Le programme-phare de l’ONG, commun à tous nos terrains d’intervention, c’est la Playdagogie, une méthode qui permet au jeune public d’aborder par le sport et le jeu des thématiques « sociales », « sanitaires », « environnementales ». Pour toucher un maximum de bénéficiaires, nous formons et mettons à disposition des contenus pédagogiques à la communauté éducative : enseignants, animateurs, éducateurs.

Une séance de Playdagogie se décompose en trois temps : le premier, c’est le jeu, qui a une valeur ludique universelle indéniable. Ensuite, on modifie les règles du jeu en y intégrant des symboles pour que les enfants commencent à se questionner. Enfin, on clôture cette séance par une phase de débats pour laisser les enfants s’exprimer sur ce qu’ils ont ressenti pendant la séance, dans le but de faire émerger les messages pédagogiques clés de la séance.

Autre action qui nous tient à cœur : le PLAYLAB, une plateforme collective de recherche-action dédiée à l’innovation sociale par le sport.  L’objectif de cette plateforme, physique et numérique, est d’identifier, (co)produire et partager les nouvelles solutions apportées par le sport aux problématiques éducatives, sociales, sanitaires et humanitaires de nos sociétés.

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