Plusieurs ONG environnementales ont demandé, le 9 mai dans une lettre adressée au nouveau président de la République, de mettre en place un superministère du Développement durable.

Emmanuel Macron n’a pas insisté comme Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, ou encore Philippe Poutou. Ce n’était pas le candidat qui a le plus parlé d’écologie durant sa campagne présidentielle. Une campagne, d’ailleurs, au cours de laquelle l’écologie a été, pour autant, le parent pauvre. Et ce, au grand regret, par exemple, de Nicolas Hulot.

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Or, maintenant qu’il a été élu, de nombreuses ONG, comme France Nature Environnement, La ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Fondation Nicolas Hulot, Surfrider ou encore WWF et Les amis de la terre, lui ont adressé, le 9 mai dernier, une lettre ouverte, dans laquelle elles poussent le nouveau chef de l’État, pas encore investi, à ne pas oublier la transition environnementale. Mieux : de l’inscrire parmi ses priorités. Elles demandent une rencontre « dans les meilleurs délais » pour échanger sur « la feuille de route » qu’elles appellent de leurs vœux.

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Le Grenelle de l’Environnement

D’abord au niveau institutionnel, alors que le successeur de François Hollande n’a pas encore dévoilé le nom de son Premier ministre, ni la composition de son gouvernement. « La pertinence d’un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’État, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer) initié dans la dynamique du « Grenelle de l’environnement » (mais oublié après 2010, rappelle Actu-environnement.com) a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré. De plus, des synergies institutionnelles fortes doivent être trouvées avec les ministères de la Santé, du Travail, de l’Agriculture, des Outremers, et enfin celui de l’Économie tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement. »

Les signataires insistent ensuite sur les thèmes de l’alimentation et de l’agriculture, et espèrent vraiment qu’Emmanuel Macron n’oubliera pas de « répondre à « l’urgence écologique » (qu’il avait) rappelée le 23 avril au soir du premier tour » de la présidentielle, au terme duquel le candidat En marche était arrivé en tête des suffrages.

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