Où en est-on des progrès incontestables mis en lumière lors de la COP 21 de Paris ? Cette Conférence annuelle du climat, qui a lieu à Bonn, est censée les entériner.

A partir du lundi 8 mai jusqu’au 18 du même mois, la ville de Bonn (Allemagne) est le théâtre de l’engagement sur le climat. En effet, la Conférence-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) prend place dans l’ancienne capitale ouest-allemande. Elle a pour but, en partie, de préparer la prochaine COP 23 (Conference of parties)  qui aura lieu cette année dans la même ville.

Les 196 pays qui participent à cette vaste réunion vont devoir donner des gages illustrant que les engagements pris lors de la COP 21 à Paris (maintenir le réchauffement climatique en dessous des 2 °C, zéro émission de gaz à effets de serre entre 2050 et 2100) sont gravés dans le marbre. Une volonté par ailleurs soulignée par 200 grands investisseurs mondiaux totalisant plus de 15 000 milliards de dollars de capitaux, qui ont rappelé aux pays du G7 (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie et Japon) dans une lettre l’impératif d’avoir une économie mondiale décarbonée.

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Emmanuel Macron VS Donald Trump ?

Quelques faits nouveaux vont donner à ce grand rassemblement une tonalité plus originale que les précédentes. Tout d’abord, l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française, qui a ravi Paula Caballero, la directrice du programme climat du think tank américain World Resources Institute. Cette dernière a d’ores et déjà appelé le nouveau chef de l’Etat à « donner une forte impulsion aux négociations sur le climat ».

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A l’inverse, Paula Caballero s’est dit très inquiète au sujet d’un autre fait politique majeur : l’élection de Donald Trump. « Au sein de l’administration, à Washington, il y a des personnes avec un poids idéologique très fort qui argumentent en ce moment pour que les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris », a averti la responsable. Le président américain continue de laisser planer un mystère sur un éventuel retrait de son pays aux engagements pris lors de la COP 21. Sitôt élu, Donald Trump n’a pas attendu pour baisser de façon significative, quand il n’a pas prévu de purement les supprimer, les budgets alloués aux organes américains de défense de l’environnement.

Cette conférence, de même que la COP 23, sera placée sous le patronage des Iles Fidji, un petit Etat insulaire particulièrement exposé à la hausse du niveau de la mer, due principalement au réchauffement climatique. Inquiet, le ministre de l’Environnement fidjien, Thoriq Ibrahim, a déclaré que « cet accord international était leur dernier espoir de survie ».

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Retrouvez l’article « Ralentir le réchauffement climatique » dans la 9ème édition d’UP le mag

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