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Dans un ancien supermarché, les producteurs des environs proposent désormais leurs produits en direct aux consommateurs.

Dans un bâtiment qui abritait auparavant un supermarché Lidl, les habitants de Colmar peuvent à présent acheter des produits 100% locaux. Il y a quelques mois, des producteurs se sont rassemblés pour reprendre le commerce et y faire de la vente en direct. L’enseigne s’appelle désormais « Cœur paysan ».

« Cela faisait un moment que je pensais à ce projet. Des connaissances ont repéré cet ancien supermarché », raconte le maraîcher Denis Digel, initiateur du projet. Il a racheté le bien immobilier avec cinq autres personnes. « De la vente en direct, j’en fais depuis toujours, à la ferme, maisn ces derniers temps, il y a une vraie demande, qui ne demandait qu’à être consolidée », explique celui qui prône « la fin de l’anonymat alimentaire. »

Des prix plus justes

Au départ, une trentaine de producteurs proposaient leurs produits à « Cœur paysan ». Ils sont aujourd’hui une quarantaine : maraîchers, arboriculteurs, éleveurs bovins ou ovins, producteurs de lait et de produits laitiers, viticulteurs, cueilleurs, brasseurs, pisciculteurs, apiculteurs… Ils proposent des produits frais et faits « dans une démarche de qualité », mais pas forcément bio. La vente en direct permet de proposer des prix abordables.

« Quand nous vendons à un circuit qui alimente les grandes surfaces, nous ne gagnons pas notre vie. Là, c’est nous-mêmes qui affichons nos prix, au plus juste. Nous défendons avant tout la qualité », affirme, sur France Bleu, Pascal Pierré, un producteur de porc.

Cœur Paysan

Un succès au rendez-vous

Un directeur de magasin et huit personnes ont été recrutés pour la gestion des ventes, mais les producteurs font également des permanences. « Il y a toujours un ou deux producteurs sur le site, pour seconder les salariés et répondre aux questions des consommateurs », explique Denis Digel.

Le magasin fonctionne sur le modèle d’un dépôt vente. « Ce n’est pas : « Je pose mes produits et je m’en vais. » Chaque producteur est responsabilisé sur ses produits. Il y a un partage en caisse en fonction de ce que chacun a vendu », poursuit-il.

Résultat, les clients sont au rendez-vous. «  On ne pensait pas être si bien dès le début. Nous accueillons 500 à 2 000 clients par semaine. On est assez confiants pour l’avenir », affirme le maraîcher.

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