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Pour rendre plus accessibles les produits bio de qualité, quatre jeunes entrepreneurs ont imaginé Aurore Market. Un projet qui entend permettre aux ménages de faire des économies tout en étant solidaires.

On ne présente plus les bienfaits de l’agriculture biologique sur la santé comme sur l’environnement. Mais toutes les familles ne peuvent pas se permettre de se tourner vers cette alimentation, certes vertueuse, mais plus chère que les produits conventionnels. Pour démocratiser l’accès aux produits issus de l’agriculture biologique, quatre jeunes diplômés ont décidé de prendre les choses en main en créant Aurore Market.

« On voulait créer une startup mais on ne voulait pas juste faire de l’argent avec une énième startup technologique. Nous souhaitions vraiment une idée plus solidaire, une startup qui ait du sens pour nous et aussi pour les autres », nous confie Hicham Aissou, l’un des co-fondateurs de la marque, dont la baseline « le nouvel horizon bio », n’est pas vide de sens. Critique vis-à-vis du « bio marketing » et des produits bio dans les supermarchés, « qui viennent parfois d’Espagne, et sont cultivés dans des serres chauffées au fioul », les entrepreneurs veulent s’inscrire dans le renouveau.

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Du bio 25 à 50 % moins cher

Roman, Vincent, Hicham et Thomas sont les fondateurs d’Aurore Market.

Cette plateforme en ligne, qui sera lancée à la rentrée, permettra d’acheter une grande variété de produits bio (épicerie, cosmétiques, bébés et enfants, entretien et hygiène) 25 à 50 % moins cher que dans les commerces spécialisés. La plateforme sera l’unique intermédiaire entre le producteur, payé au prix juste, et le client, qui pourra réaliser une économie et se faire livrer directement à la maison. « On vend quasiment au prix d’achat au producteur. On ajoute seulement 1 à 2% de marge pour l’emballage et les frais de logistique. On ne fait pas de pression sur le producteur pour avoir des produits moins chers », nous explique Hicham Aissou.

40 marques ont déjà donné leur accord pour travailler avec Aurore Market. Toutes sont françaises, hormis pour les quelques produits qu’on ne trouve pas en France (café, baies de goji, canneberge…). « En plus de sélectionner des produits labellisés AB, on a une charte qualité qui demande plus de contraintes. On essaye aussi d’avoir des produits labellisés Nature & Progrès, un autre label d’agriculture biologique, plus rare mais un peu plus poussé en termes de restriction », détaille le fondateur.

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Un système d’adhésion malin et solidaire

Pour rentabiliser l’activité, un système d’adhésion a été imaginé. Pour faire ses courses sur Aurore Market et bénéficier de produits bio moins chers, il faudra, après inscription et un essai gratuit d’un mois, payer la somme de 59,95 € par an. Autre idée brillante : à chaque nouvel adhérent, une famille à faible revenu se verra offrir une adhésion gratuite. « Mais nous ne voulons pas toucher aux informations personnelles des gens. Il y aura un formulaire d’inscription où les personnes donneront juste une adresse mail, suivie d’un message. Ensuite, nous le transmettrons aux associations avec lesquels nous créons actuellement des partenariats. Pour la redistribution des adhésions, ce sont ces associations, qui ont déjà toutes ces informations-là, qui choisiront », résume l’entrepreneur solidaire.

Aujourd’hui, après sept mois de ficelage, le projet avance. Soutenu par le Mouvement Colibris et la plateforme de consommation responsable DreamAct, Aurore Market suscite déjà un bel engouement avec 10 000 personnes inscrites à la newsletter et 5 000 fans sur Facebook. Une campagne de financement participatif sera lancée le 18 avril sur la plateforme MiiMOSA, spécialisée dans l’agriculture et l’alimentation. Une campagne qui permettra de fédérer les premiers les clients et rassurer de prochains investisseurs. « Il nous faut encore lever un peu plus de fond pour pouvoir payer l’entrepôt, les premiers stocks et recruter un peu. Si le financement se passe bien, cet été, nous partirons en Aveyron, où se trouvera l’entrepôt, pour faire des cartons et commencer à les envoyer », espère Hicham Aissou.

 

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