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Pour les femmes qui font face à une alopécie (perte totale de cheveux), la perruque est une alternative classique. Mais, pour leur offrir plus d’originalité, une jeune créatrice française propose des foulards avec une frange intégrée à nouer autour de la tête. Des Franjynes pour garder le style, et le sourire ! 

Julie Meunier, créatrice de la marque Les Franjynes, le revendique : « Malgré la brutalité des traitementson peut garder sa féminité et rester belle. » En 2015, cette trentenaire apprend qu’elle a un cancer du sein de grade III. « J’ai eu droit à un an et demi de traitements (24 chimio, 2 opérations et 40 séances de radio), et j’ai terminé tout ça le 4 juillet 2016 « , raconte-t-elle sur sa page Ulule.

Au bout de quelques mois, Julie a perdu tous ses cheveux. Elle achète alors une perruque, mais avoue « ne pas avoir réussi à la porter ». « J’avais l’impression chaque matin d’enfiler un bonnet, et ce qui me manquait, c’était tout simplement de me coiffer (car avant j’avais les cheveux très longs). »

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Vertu thérapeutique

Julie Meunier présente ses sept Franjynes. @Les Franjynes

Du coup, elle commence à nouer des turbans « à sa façon », qu’elle accessoirise d’une fausse frange. « Effet garanti, personne ne se doutait que j’étais chauve », s’amuse cette pétillante niçoise. Devant sa glace, elle teste et tente à chaque fois de nouveaux nœuds. Elle en retient finalement sept : un différent pour chaque jour de la semaine. Des tutos coiffure sont proposés sur son blog et sa page Facebook.

Plus qu’une session beauté, elle affirme que les nouages ont été pour elles une véritable « thérapie » : « Grâce à ça, j’ai moins souffert de la perte de mes cheveux « . Et si aujourd’hui, ils ont bien repoussé, Julie continue à porter des turbans. Car, pour cette battante au sourire communicatif, « il n’y a pas de connotation maladie, c’est juste un accessoire de mode », qui peut convenir à toutes les femmes désireuses de changer de têtes comme de chemises.

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À chacune sa frange

Ses franges hautes en couleurs et pleines d’originalité recevant de nombreux compliments, cette créatrice solidaire décide d’en faire partager d’autres femmes atteintes comme elle d’alopécie. Ses soeurs de combat, ses Franjynes, comme elle les surnomme, et qui donnent leur nom à sa première gamme Adulte : 50 € pour la frange et 40 € pour le turban. Une parure entièrement prise en charge par la sécurité sociale, qui rembourse aux personnes atteintes d’un cancer 125 euros tous les six mois pour l’achat d’une perruque.

Pour les produire et avoir un site internet e-commerce, la jeune entrepreneuse a lancé sur Ulule une campagne de crowdfunding. Au final, elle a réussi à collecter 35 035 € sur un objectif de 22 000 €. Cette année, Julie va donc se consacrer à ce projet déjà coiffé de succès et commercialisera Les Franjynes ce printemps sur son tout nouveau site : lesfranjynes.com.

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