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EXTRAIT – Plus de deux millions d’actifs ont plusieurs employeurs ou mélangent contrat fixe et missions en freelance. Leur volonté ? Trouver un travail qui a du sens, obtenir un complément de revenu. UP le mag a rencontré quelques slashers, dont la situation est subie ou choisie.

Hervé approche de la quarantaine, cet ex-Parisien vit avec ses deux enfants à Versailles. Pour autant, ce centralien, à la barbe de trois jours, n’entre pas « dans le moule ». L’ingénieur de formation cultive sa différence et s’en amuse. Non, il n’exerce pas la même profession du lundi au vendredi ; comme près de 2,3 millions de Français pluriactifs. Selon l’Insee, la plupart d’entre eux cumulent les employeurs et les emplois salariés, d’autres mélangent job fixe et boulots en freelance. Justement, Hervé est parfois rédacteur pour des titres professionnels tels que ERP-infos, et enfile d’autres fois l’habit de prof dans des disciplines scientifiques.

Il enseigne dans des classes prépas pour intégrer des écoles d’ingénieurs ou à des infirmiers en herbe. Et ce n’est pas tout : l’autoentrepreneur de la « première vague » – il a obtenu son statut en 2009 – est papa au foyer et startupper. Avec un ami d’école, il a en effet lancé sa petite entreprise. One lov, de son nom, propose à des webmasters d’installer des boutons sur les sites qu’ils gèrent pour que les internautes likent « vraiment » une page – « c’est comme sur Facebook, mais on donne en plus un euro en soutien. »

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« Bosser en solo »

Hervé sourit : oui, rédiger son CV relève d’une mission impossible, mais il s’en tire avec une pirouette. « J’ai plusieurs versions en fonction de mes recherches… » Une chose est sûre, souffle-t-il : « Je ne pourrais pas revenir en arrière et changer de vie. Mon rapport au travail est marqué par mon expérience d’indépendant. » Cela dure depuis dix ans et il aurait du mal à plancher en open-space.

Le slasher, comme on dit, apprécie « bosser en solo, sans bruit », chez lui. Mais surtout passer d’une mission à l’autre, dans des endroits différents, gérer son emploi du temps comme il l’entend, rester libre. 

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