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Qui a dit qu’il fallait attendre de grandir pour pouvoir agir ? Certainement pas Melati et Isabel Wijsen, deux jeunes soeurs originaires de Bali, qui ont fait de la protection environnementale leur cheval de bataille.

Bali… Le nom même de cette île est une invitation au voyage. Mais depuis plusieurs années, cette île paradisiaque n’est plus que l’ombre d’elle-même, polluée par des tonnes de plastique qui s’amoncellent dans ses moindres recoins. Chaque jour, près de 680 mètres cubes de déchets plastiques sont en effet produits. Et seulement 5 % sont recyclés. Le reste est rejeté dans les égouts, puis dans les rivières, avant de terminer leur course dans l’océan… Une catastrophe pour l’environnement et la biodiversité.

Éducation verte

L'équipe de jeunes bénévoles Bye Bye Plastic Bags après une opération "nettoyage de plage". @ByeByePlasticBags

Les jeunes bénévoles Bye Bye Plastic Bags après une opération « nettoyage de plage ». @ByeByePlasticBags

C’est suite à un cours donné dans leur école la Green School, où les programmes scolaires font une grande place à l’écologie, que Melati et Isabel Wijsen, alors âgées de 10 et 12 ans, vont prendre la décision de s’engager pour la protection de l’environnement.

« Un jour, nous avons étudié des personnages importants : Nelson Mandela, Gandhi… En rentrant à la maison, nous avons décidé que, nous aussi, nous voulions être importantes. Pourquoi attendre de grandir pour le devenir ? Nous avons donc réfléchi aux plus gros problèmes de Bali. L’île étant l’une des plus polluées au monde, nous avons décidé que ce serait la chasse aux sacs plastique », racontent-elles dans leur vidéo TED.

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De nombreuses actions

En 2013, les deux sœurs fondent l’association Bye Bye Plastic Bags, qui rallie des milliers d’enfants de Bali. Pour sensibiliser la population à la pollution plastique, ils multiplient ensemble les actions : pétitions, animations dans les écoles, distribution de sacs alternatifs (en filet, en papier journal recyclé ou 100% organiques), et pose d’autocollants aux commerçants qui ne proposent plus de plastique. « Une façon de différencier les bons des mauvais acteurs, expliquent les adolescentes. De ce fait, ceux qui n’ont pas encore la pastille sur leur porte changent leur comportement pour l’obtenir. » Malin.

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Toujours plus loin

Isabel et Melati avec le gouverneur de Bali. @ByeByePlasticBags

Isabel et Melati avec le gouverneur de Bali, I Made Mangku Pastika. @ByeByePlasticBags

Et pour attirer l’attention des plus hauts responsables de Bali, les deux jeunes militantes ont fait le pari de récolter 1 million de signatures pour une pétition. « Avec ça, le gouverneur ne pourrait plus nous ignorer », espéraient-elles à l’époque. Mais sans succès… Alors, suite à un voyage en Inde, elles décident de faire comme Gandhi, une grève de la faim. Au bout de 72 heures, les médias s’emparent de leur histoire qui parvient aux oreilles du gouverneur.

« Il nous a reçues et s’est officiellement engagé à stopper progressivement l’utilisation de sacs plastique, jusqu’à son interdiction totale en 2018», se réjouissent-elles. Décidément, la détermination n’a pas d’âge !

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Retrouvez l’article « Le bioplastique aura-t-il la peau du plastique ? » dans la 12ème édition de UP le mag

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