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LA QUOTI DU SAMEDI – Parce que de nombreuses solutions locales méritent d’être mises en lumière, UP le mag vous propose de retrouver, chaque samedi, un focus sur une initiative solidaire et durable… en région !


Dans le Nord, un garage solidaire emploie des personnes éloignées du travail et les forme aux métiers de le mécanique. Autre particularité : il privilégie les clients en situation de précarité. Le concept fait des émules, et d’autres garages ont ouvert un peu partout en France.

L’an dernier, Ashoka a primé plusieurs initiatives dans le cadre d’un programme, impact région nord, visant à soutenir des entrepreneurs sociaux. Parmi eux, un projet qui a pris forme en 2014 dans Le Nord-Pas-de-Calais. Le garage solidaire du Hainaut, conçu par Soufiane Iquoussen et Nejma Lazreg, favorise l’insertion sociale en embauchant des personnes qui sont très éloignées du travail pour les former aux métiers de réparation et à la mécanique de l’automobile. La majorité des salariés en insertion sont en contrat aidé ou en apprentissage et recherchent de l’expérience.

L’initiative, dont les porteurs ont été suivis par BGE, a plu tout de suite. Et ce, avant même l’ouverture du premier garage, car l’association créée pour porter le projet a été récompensée par Talents des cités en 2013. Aujourd’hui, le garage solidaire est divisé en deux locaux, un est situé dans la commune de Denain, l’autre à Anzin.

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« Une vraie problématique sociale »

Travailler au sein du garage est gage de succès. D’après Soufiane Iquioussen, interrogé  fin 2015, par Mouves, le mouvement des entrepreneurs sociaux , « 75 % des salariés en insertion retrouvent ainsi le chemin de l’emploi après un parcours de 18 mois en moyenne au sein du garage ». Ce réseau, Soufiane l’a rejoint pour apporter son expérience, qu’il détaille dans cet entretien : « Après 10 ans dans l’entrepreneuriat classique (dans le bâtiment puis dans l’édition), j’ai compris qu’il était possible de créer de l’emploi tout en répondant à une vraie problématique sociale sur le territoire. C’est ainsi que le garage solidaire est né. »

Et le concept a essaimé un peu partout en France. Des garages ont ouvert dans plusieurs villes… Et ils sont aussi solidaires avec ses clients. Ces derniers, en situation de précarité, n’ont pas forcément les moyens de toquer à la porte des garages classiques. Et payent, dans certains garages, en fonction de leurs revenus, ou un forfait moins onéreux.

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Les garages solidaires facilitent la mobilité des bénéficiaires de minimas sociaux, demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres (crédit : Garage solidaire).

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Mettre la main dans le cambouis

« Un demandeur d’emploi sur deux, explique-t-on, sur France 3, dans le garage toulousain lancé en 2005, va refuser un boulot en raison d’un déficit de mobilité. » Or, celui-ci doit pouvoir « trouver une solution pour se déplacer ».

Dans ces garages solidaires, on peut y faire réparer sa voiture, en acheter une, ou… mettre la main dans le cambouis (en devant adhérent de l’association gérante) à l’instar des ateliers d’auto-réparation où les membres se servent des outils pour restaurer leur objet défaillant. L’annuaire en ligne self-garage en récence un peu plus d’une centaine en France.

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Retrouvez l’article Du bois dont on fait des emplois dans la 11ème édition de UP le mag

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