Quiconque a une adresse mail et des comptes sur les réseaux sociaux a forcément vu passer une pétition en ligne au moins une fois dans sa vie. Impossible d’y échapper. Mais peuvent-elles vraiment être considérées comme un moyen de donner de la voix aux citoyens ?

La pétition n’est pas une arme nouvelle. En France, c’est même un droit qu’on doit à la Révolution de 1789. Mais l’arrivée d’Internet est une autre petite révolution pour la pétition. La possibilité de signer et de partager en quelques clics a multiplié la diffusion de ces dernières. En France, la plateforme de diffu­sion de pétitions Change.org revendique huit millions d’utilisateurs actifs en France, tandis qu’Avaaz.org en affiche plus de quatre millions. Reste que, d’un point de vue légal, les pétitions ne sont pas contraignantes pour les dirigeants.

Contrairement à la Grande-Bretagne, par exemple, où toute pétition signée par plus de 100 000 personnes doit être débattue au Parlement, en France, même si le principe d’un référendum d’initiative populaire est prévu par la Constitution, les conditions sont trop difficiles à réunir (soutien d’1/5 des membres du Parlement et signature de 10 % des électeurs inscrits). Même chose pour les initiatives citoyennes européennes (ICE), qui nécessitent des procédures tellement lourdes et complexes que seules une trentaine sont arrivées aux oreilles de Bruxelles depuis leur création en 2012, et aucune d’entre elles n’a eu d’influence sur le calendrier des lois.

Au-delà du point de vue légal, la capacité des pétitions à faire pression sur les dirigeants reste difficile à déterminer…

Ceci est un extrait d’un article issu de la 14ème édition du magazine.

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Retrouvez l’article « À qui servent les pétitions en ligne ? » dans la 14ème édition de UP le mag

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